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04/01/2012

Bilan lectures de 2011 : les déceptions

 

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Parmi les livres que j'ai lus en 2011, il y a certains titres qui ne resteront pas inscrits dans les annales, voire même qui m'ont donné l'impression de perdre mon temps. Il m'est d'ailleurs arrivé à plusieurs reprises de lire cent pages d'un roman puis de laisser tomber, l'alchimie ne se faisant pas, je n'avais pas envie d'insister. Cette année, voici les déceptions et les inutiles de ma liste :

- Ma cousine Rachel, Daphné du Maurier. Alors je vous arête tout de suite, je n'ai pas trouvé ce roman nul, ou mauvais, ou quoi. Dans l'article consacré à mes coups de coeur, c'est l'autre roman de Daphné du Maurier que j'ai découvert cette année qui tient le haut du pavé. J'ai tellement aimé Rebecca que, je pense, j'en ai trop attendu de la part de Ma cousine Rachel, et j'ai été déçue. Une petite déception, donc, pour un roman qui reste très bon, se lit vraiment bien, et est captivant. Seulement, les deux intrigues de ces romans sont tellement similaires, les décors si semblables, les personnages proches, que finalement, je n'ai pu m'empêcher de lire l'un à la lumière de l'autre et de m'en trouver déçue...

- Anne of Green Gable, Lucy Maud Montgomery. Je sais que vous êtes très nombreuses à avoir adoré cette série, ou du moins ce premier tome, mais malgré toute ma volonté de l'aimer et de partager cet enthousiasme, je n'ai pas du tout accroché aux aventures d'Anne. Je pense que la traduction que j'ai eu entre les mains n'était vraiment pas bonne, ce qui doit expliquer en partie cette déception vis-à-vis d'un roman dont j'attendais beaucoup. J'ai eu un genre de version québecoise assez vieillotte, et souvent certains passages me laissaient juste... navrée par leur lourdeur et leur niaiserie. C'est dommage d'être passée à côté de ce livre pour des raisons de traduction, et peut être que lorsque j'aurais des enfants en âge d'apprécier les aventures de la petite Anne, je me procurerai une bonne version de ces livres, leur lirai, et cette fois-ci saurai apprécier ce roman si universellement encensé.

84, Charing Cross Road, Helen Hanff. Un livre qui ne me laisse presque aucun souvenir. Trop court peut être. De véritables lettres échangées entre une américaine passionnée de livres et un bouquiniste anglais. Les nombreuses réferences à des manuscrits, des textes anciens et philosophiques, ou autres penseurs méconnus m'ont complétement perdue, je ne connaissais quasi aucune référence citée et n'ai pas trouvé grand intérêt à cet échange épistolaire. Bref, je n'ai pas été emballée.

Tess d'Urbevilles, Thomas Hardy. Je crois pouvoir admettre avoir détesté ce livre. J'ai essayé, jusqu'au bout de ma lecture, de l'apprécier, de l'aimer, d'y trouver quelque chose. Mais non. L'atmosphère de ce roman est glauque, miséreuse, les protagonistes sont ternes, vils, changeants, l'intrigue est sordide, la fin est un fiasco pour tous les personnages, il n'y a rien de positif, de lumineux dans ce roman, juste un tableau de la bêtise et de l'erreur humaines. Vous allez me dire : that's the point. Et j'en suis bien consciente. Mais je ne m'attendais pas à ça, à tant de noirceur, à des personnages si mornes et des lieux si sinistres. J'ai été déçue à cause de mes attentes, je pensais lire un roman victorien, je me suis retrouvée avec un mauvais Zola (nb : j'adore Zola), un roman sur les conditions sociales des miséreux en Angleterre et une morale sur le péché et le repentir. J'en suis venue à bout, avec du mal, mais j'aurais mieux fait de ne pas persévérer et de ne pas croire que les pages suivantes allaient être différentes des précédentes.

Je m'appelle Elisabeth, Anne Wiasemsky. Ce livre n'a aucun intérêt (c'est mon avis). Dommage, j'avais adoré, de cet auteur, 7 garçons, que je vous conseille très très vigoureusement (genre, je vous secoue par les épaules en vous regardant dans les yeux pour vous convaincre de le lire, vous voyez le "vigoureusement" là?). Mais Elisabeth, rien. Inutile.

Et que le vaste monde poursuive sa course folle, de Colum McCann. Ce livre a reçu des prix, et autour de lui l'engouement a été général, cet été les libraires ne juraient plus que par ce roman. C'est sans doute cela qui a causé ma déception. Ce livre n'est pas mal, effectivement ; certains chapitres m'ont touchée, m'ont marquée, d'autres m'ont fait pleurer (vous comprenez que, lorsque je pleure, je considère cela comme un point positif pour le livre, cela fait partie de mes critères de jugement : parvenir à toucher ma sensibilité - un peu trop facile, vu comme je suis vite émue). Mais je n'ai pas compris l'emballement qu'il a suscité non plus... Et j'ai eu du mal à en venir à bout.


Voilà, je m'arrêterai ici pour cet article, j'ai été assez critique et je redoute de me faire jeter la pierre pour avoir descendu autant de livres adoré par beaucoup.

Mes déceptions, finalement, viennent souvent du fait que j'en attends trop de certains auteurs, de certains titres, et que mes attentes ne sont pas comblées. Dans la vie, avec les personnes, je suis un peu comme ça aussi et je sais que je devrais attendre moins, accepter plus facilement les choses. Écrire cet article sur mes déceptions littéraires m'a fait prendre conscience de ça et encore une fois, je suis étonnée de tout ce que m'apporte ce blog et la tenue régulière de celui-ci, en matière de réflexion personnelle et d'introspection.

J'espère que vous prendrez ces "critiques" comme ce qu'elles sont, juste un avis personnel de lectrice lambda, et surtout l'envie de partager avec vous et d'engager des discussions, des échanges autour de ces romans.

Alors, avez vous lu certains des titres cités? Qu'en avez vous pensé? Et quelles ont été vos déceptions littéraires à vous? Quel livre ne conseilleriez vous pas?

A très vite!


Image : ici