23/04/2013
Mes lectures du printemps

Soie, Alessandro Baricco
Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains.
Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.
Entre deux gros romans, j'avais envie de faire une petite pause et de lire un tout petit livre, du genre qui prend à peine une soirée. J'aime les pavés, mais parfois, ça fait du bien au moral de finir un livre rapidement...
Ce court roman, c'est un ami qui me l'a conseillée. J'ai été surprise, car je ne m'attendais pas du tout à ça, à une espèce de petit conte philosophique, au langage gracile et aux manières poétiques. J'aime bien souligner une ou deux phrases de chaque bouquin que je lis, lorsque ça me parle particulièrement, ou lorsque l'idée évoquée me rappelle une de mes pensées et que je me dis : "aaaaah, c'est exactement comme ça que j'aurais aimé l'exprimer" alors que je ne suis jamais parvenue à mettre des mots dessus... Eh bien, dans Soie, c'est bien plus qu'une ou deux phrases que j'ai souligné. Les choses sont tellement bien écrites, à la fois subtiles et claires, évocatrices mais voilées...
Cette lecture, ça a été comme un petit souffle poétique dans ma semaine, comme si on avait appuyé sur "pause", balancé des pétales de roses partout dans mon salon, allumé des bâtonnets d'encens, fait couler un bain avec plein de mousse, mis de la musique classique (pour le côté raffiné) et qu'on m'avait apporté dans une jolie assiette de porcelaine ce petit livre à savourer tel un chou à la crème un peu interdit à cause des calories ^^. Voilà l'impression que cette lecture m'a laissée. Un joli moment, pas les montagnes russes mais agréable. Je vous le conseille si vous avez envie de vous délecter d'une belle plume qui sait ne pas trop en dire.

L'affaire Protheroe, Agatha Christie
Quand on découvre le colonel Protheroe tué d’une balle dans la tête dans le bureau du presbytère, le pasteur a sans doute déjà une idée sur l’identité possible de l’assassin ou, en tout cas, sur un mobile vraisemblable. N’assiste-t-il pas au thé hebdomadaire de sa femme, où s’échangent potins et cancans ?
Je fais une confiance aveugle aux lectrices du forum Whoopsie Daisy, et lorsque j'ai découvert le topic A little village in the countryside, je n'ai pas hésité une seule seconde. Je suis friande de ces histoires qui prennent place dans la campagne anglaise, à la manière de Tamara Drew, du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, ou de certains Jane Austen. Dans Love Actually, la maison de campagne bordée d'un lac, où se réfugie le pauvre Colin Firth, écrivain qui se découvre trompé, me fait toujours rêver (et pas seulement parce qu'il y a Colin !! ). J'ai donc pioché dans la liste que les filles de Whoopsie ont élaborée autour de ce thème du petit village anglais, et j'ai choisi de redonner une chance à Agatha Christie. Car, bizarrement, je n'ai jamais accroché aux romans de celle que l'on surnomme la "Duchesse de la mort". J'avais fait une première tentative avec 10 petits nègres dont j'avais lu tant d'éloges, et ma déception avait été à la hauteur de son succès... Il en a été de même pour L'affaire Protheroe. J'ai mis un temps fou à le lire, et il n'est pourtant pas bien épais. Il faut dire qu'à la base, le roman policier n'est pas mon genre favori, les romans d'Agatha Christie ont donc fait les frais de cette préférence...
Et puis, ce qui me gène un peu, dans les romans d'Agatha Christie, c'est l'absence de descriptions... (et là, il y a deux écoles, on est d'accord). J'aime que le romancier me mette dans l'ambiance, me donne des détails sur les habitudes des uns, sur les petites manies des autres, sur le physique et le caractère, sur le décor et les bruits et les odeurs... J'ai besoin qu'on m'installe dans l'histoire, qu'on me donne bien tous les éléments dont j'ai besoin pour être avec les personnages, à leurs côtés...Je pense que cela peut expliquer mon amour pour les auteurs classiques qui avaient le culte de la description (ce qui a même souvent dégouté certains lecteurs de par ses excès). Alors oui, dans L'Affaire Protheroe, on sent bien cette ambiance "village", on nous raconte le tea time, les commérages, les espionnages à l'abri d'un rideau de dentelle, les rencontres fortuites, les dessous de la vertu etc... mais je me suis sentie frustrée, on en m'en donnait pas assez, j'aurais voulu en savoir plus. Je crois que j'aurais voulu que l'intrigue policière soit secondaire. Ah ah, non, bien sûr, je ne veux pas changer le style d'un auteur reconnu et encensé dans le monde entier. Elle a ses fans, et je les comprends. Il doit y en avoir pour tous les goûts, et elle ne correspond pas aux miens, tout simplement.

Le lézard lubrique de Melancholy Cove, Christopher Moore
Il se passe quelque chose dans la morne station balnéaire de Melancholy Cove. On y trouve, pour un cocktail détonant, un flic qui se console de l'être en tirant sur des joints, une schizophrène ex-actrice de films de série Z postapocalyptiques réfugiée dans une caravane, un joueur de blues poursuivi par un monstre marin dont il a tué le petit quarante années plus tôt, une psy qui ne donne plus à ses malades que des placebos, un pharmacien lubrique ne rêvant que d'accouplements avec des dauphins, une femme qui se pend, des gens qui disparaissent… Une seule certitude : tous ont la libido qui explose. Tous sans le savoir sont sous le signe du lézard...
Je vous ai dit que c'est un ami qui m'a conseillée Soie, et c'est ce même ami qui m'a encouragée (un certain nombre de fois ^^) à découvrir Le lézard lubrique. Les mots qui me viennent pour caractériser ce roman sont : déjanté, orignial, décalé, comment-tout-cela-va-t-il-finir, loufoque, absurde... J'ai bien aimé le style de l'auteur, le roman est fluide mais bien écrit, certaines tournures sont extrémement bien trouvées d'ailleurs (il faudra que je vous copie certaines phrases que j'ai soulignées). L'ambiance générale m'a bien plue aussi, une petite ville au bord de l'Ocean, aux Etats-Unis, et tout ce que cela comporte de spécimens barjots et de névrosés du quotidien... On nous présente quelques-uns de ses habitants, que l'on va suivre tout au long du roman. Un flic un peu raté, un scientifique looser, une psy cupide qui se remet en question, un pharmacien tordu, une actrice de série Z sur le retour (et schizoprène), une tenancière de saloon en acier trempé, un vieux joueur de blues sur le point de ne plus l'avoir, le blues... Et l'auteur balance, au milieu de tout ce beau monde, un gros dinosaure, un énorme lézard marin vieux de plusieurs milliers d'année, un Gozilla plutôt très... lubrique. On se demande jusqu'au bout comment Christopher Moore va se dépatouiller de tout ce pétrin littéraire... mais il ne s'en tire pas trop mal. Je n'ai pas été emballée par ce roman, mais j'ai passé un bon moment. On comprend vite que ni l'intrigue policière, ni le personnage du lézard, ne sont les véritables noeuds de ce roman. En fait, tout ne semble qu'un prétexte à rendre des personnages dingues encore plus dingues. Et c'est la folie douce qui règne d'un bout à l'autre du roman qui en est le véritable protagoniste... A lire si vous aimez les trucs un peu loufoques, donc.

Qui es-tu Alaska, John Greene (littérature pour adolescents)
Miles Halter a seize ans et n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi, qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young. Qui es-tu Alaska ? est LE roman de l'adolescence : les amitiés fortes, l'amour, la transgression, la soif de connaissance et la fondamentale quête de sens. La vie explose dans ce livre qui fait rire et fondre en larmes l'instant d'après et qu'on voudrait ne jamais finir. Le premier roman d'un jeune écrivain brillant, lauréat de nombreux prix littéraires aux Etats-Unis et traduit en dix langues.
J'ai aimé le côté culture confiture du roman, les citations d'auteurs célèbres, les réflexions sur le pourquoi du comment, l'Humanité, les religions.
Je n'ai pas aimé le personnage d'Alaska, trop stéréotypée, la fille sûre d'elle, grande gueule, sexy, entreprenante, courageuse mais fragile et à la limite de l'hystérie. L'ado qui veut se faire remarquer et qui y parvient, en gros. Je la trouve trop conventionnelle, trop facile, elle n'est pas un personnage surprenant, et je l'ai trouvé faussement complexe. "Je suis forte mais au fond très fragile"... un peu facile non?
Cependant, les autres personnages, secondaires, sont plus intéressants, notamment le Colonel, et l'Aigle surtout. Miles, le narrateur, m'a paru un peu fade et pas très original...
Pour ce qui est du roman à proprement parler, je l'ai lu assez vite, car je me suis laissée prendre à la narration fluide, au récit simple, au thème assez "universel"... on est tous passés par cette phase un peu compliquée de l'adolescence, ce besoin de sensations fortes, de se sentir vivre, en bande... Ce roman n'est pas désagréable à lire. On rentre plutôt bien dedans, en tous cas pour ce qui est de la première partie. J'ai moins accroché avec la deuxième, après LE tournant du livre. J'ai trouvé que ça piétinait un peu. Que ça n'avait plus trop d'intérêt.
Un avis en demi teinte pour moi, donc. Certains éléments m'ont beaucoup plu, d'autres m'ont vraiment rebutée. En tous cas, je ne suis pas restée indifférente, et c'est aussi en ça que la littérature est magique.
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les divers avis des lectrices du forum Whoopsie Daisy au sujet des deux autres romans de l'auteur. Je me dis qu'il fallait nuancer mon avis sur ce premier roman, car il est le premier, justement, et que l'auteur a pu développer son talent et son style par la suite. Apparemment, ceux qui suivent sont mieux réussis et valent le coup d'être lus. J'ai très envie de découvrir The Fault is our Stars grâce aux avis enthousiastes des lectrices de W.D., sans qui je me serai arrêtée là avec John Green; bon, c'est décidé, je vais lui donner une seconde chance et, je ne sais pas pourquoi, je crois que je vais changer d'avis sur ses romans...
22:24 Publié dans Livre | Commentaires (10) | Tags : soie alessandro baricco, qui es tu alaska, le lézard lubrique de melancholy grove, l'affaire protheroe, agatha christie
17/03/2013
Les livres de février
En février, j'ai fait un grand écart littéraire en enchaînant deux romans pour le moins... différents : Hunger Games puis La Dame aux Camélias...

Hunger Games, Suzanne Collins
Résumé :
Les Hunger Games ont commencé. Le vainqueur deviendra riche et célèbre. Les autres mourront... Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre télé réalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix. Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...
J'avais beaucoup entendu parler de Hunger Games, encensé sur les forums de lecture et sur les blogs. Cela m'a évidemment intriguée. En lisant le résumé, je me suis demandée ce qu'on pouvait trouver de révolutionnaire, ou tout du moins d'intéressant, à cette version américaine de Battle Royal... Mais, refusant (pour une fois) de m'enfermer dans mes préjugés, je me suis laissée convaincre, quand une amie a relancé le sujet en m'encourageant fortement à découvrir le premier tome, qu'elle pouvait me prêter.
Je ne m'y suis pas mise immédiatement. A la période de Noël, les bouquins que j'avais envie de lire tournaient plutôt autour des thèmes de la famille, ou prenaient place en pleine ère victorienne, ce genre de trucs. Pas vraiment envie de combats sanglants entre teenagers obligés de s’entre-tuer pour être le dernier survivant d'un jeu télévisé futuriste. Robinson, voyant le livre traîner sur la bibliothèque, s'est donc lancé dans cette lecture, à ma grande surprise. Une fois qu'il l'a eu terminé, il m'a dit : je te connais, à mon avis tu ne vas pas trop aimer... Pas du tout ton style de bouquin.
J'ai fait fi de ses mises en garde, et me suis finalement lancée. Et j'ai bien fait. J'ai adoré ! Je ne sais pas bien pourquoi. Je crois que c'est la narration simple et efficace, dans un premier temps, qui m'a plu. L'auteur ne semble pas faire la poseuse en agrémentant inutilement son récit de fioritures éculées. Je pensais découvrir un roman pour adolescent plein de clichés et d'enfilage de perles, mais ça n'a pas été le cas et j'ai donc été agréablement surprise. Je ne dis pas que c'est une œuvre magistrale et qu'il faut l'avoir lu à tout prix, mais j'ai passé, pour sûr, un très bon moment de lecture avec ce premier tome. J'ai hâte de lire les deux suivants, que nous nous gardons pour notre voyage cet été (c'est rare que nous lisions les mêmes choses, Robinson et moi. Aussi, pour ne pas surcharger nos bagages pour notre grand voyage de cet été, nous avons décidé de privilégier les bouquins que nous pourrons partager plutôt que de prendre chacun nos livres...).
Pour résumer, ce qui m'a plu dans Hunger Games, c'est ce côté simple du roman pour jeunes adultes, avec beaucoup d'action et un rythme soutenu. Je me suis plutôt bien attachée à l'héroïne, une jeune fille qui a évidemment des sentiments d'adolescente mais qui ne se laisse pas envahir par ses émotions et préfère agir plutôt que de longuement décortiquer ses états d'âme. Et puis, le côté page turner de ce roman m'a bien plu aussi, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu aussi rapidement et avec autant de plaisir. Hunger Games est un livre dans lequel il est facile de se plonger, et qu'on repose difficilement. Chaque soir, j'avais du mal à m'arrêter, à glisser mon marque page dans le bouquin et a patienter jusqu'au lendemain pour en lire plus... Ce qui est plutôt un bon signe, je crois.
Dans la foulée, nous avons vu le film adapté du roman. En lisant le livre, je me disais que visuellement, l'adaptation pouvait être vraiment top, car il y avait des tas d'éléments intéressants à transposer à l'écran. J'avais vraiment hâte de voir comment ce bouquin avait été adapté. Autant vous dire que j'ai été drôlement déçue. Pour le coup, il s'agit vraiment d'un film destiné à un public d'ados, et j'ai trouvé que les moyens n'avaient pas été suffisants pour rendre le côté spectaculaire de ces jeux, alors qu'il y avait matière à faire un bon blockbuster... Dommage...
Et vous alors, faites vous partie des nombreux fans de cette trilogie ? Vous êtes vous laissé séduire par ce phénomène ? Avez-vous vu le film ?

La Dame aux Camélias, Alexandre Dumas fils.
Résumé :
Elle l'aimait, elle en était aimée mais la bienséance et la mort la séparèrent de lui. Ce roman dont Alexandre Dumas fils tira aussi un drame, est inspiré de l'existence authentique de Marie Duplessis. Merveilleusement belle et intelligente, cette courtisane fut adorée du Tout-Paris et de l'auteur lui-même. Il dut renoncer à elle, il n'était pas assez riche. Verdi fit de ce drame un opéra sublime, La Traviata, que Franco Zeffirelli vient de filmer avec grand art. Armand et Marguerite vivent un amour immense qui survivra à tous les obstacles et à toutes les tromperies. Le père d'Armand interdit cet amour inconvenant. Mais rien n'aura empêché le bonheur d'aimer, la virginité retrouvée, l'argent et les conventions dédaignés. L'amour véritable, c'était pour Marguerite l'espoir, le rêve et le pardon de sa vie. Tout lui fut donné, mais à quel prix !
Après avoir découvert Alexandre Dumas père avec Le Comte de Monte Cristo l'automne dernier, je me suis dit qu'il était temps de laisser une chance à son fils de me faire le même effet. Parce que, Le Comte de Monte Cristo, j'avais vraiment aimé. Malheureusement, je ne peux pas en dire autant de La Dame aux Camélias (LDAC). Disons que la barre était placée très haut, et que le fils n'a pas tout à fait le talent incommensurable du père. Mais attention, cela ne veut pas non plus dire qu'il en est totalement dépourvu. Non non. Il n'a juste pas la virtuosité et le génie de son père. Mais ils sont peu à les avoir, non ?
LDAC est bien écrit, on est en plein XIXème siècle et ça se sent dans le style du roman, dans les tournures de phrases, les expressions... De ce côté là, pas d'originalité mais une plutôt bonne maîtrise des codes littéraires de l'époque. Il manque cependant, à mes yeux, ce génie, ce souffle qui emporte la prose d'un Flaubert ou d'un Balzac.
Malgré cela, LDAC se lit plaisamment ; on ne rentre pas immédiatement dans l'intrigue, mais lorsqu'on fini par y être, on a envie d'en savoir plus. Je dirai que c'est surtout la fin qui m'a tenue en haleine et que seuls les derniers chapitres rendent grâce à la véritable passion déchirante qui lie les deux protagonistes. Le reste du roman essaie de nous décrire à quel point l'amour du héros est profond et dévastateur, mais on sent ce ne sont que des mots, pas assez poignants, pas assez forts pour faire naître l'empathie nécessaire pour entrer dans un roman et ressentir les émotions des personnages. Dommage. Car la fin a tout de même su m'arracher quelques larmes... tout du moins, à en faire briller deux ou trois dans mes yeux... Ca aussi, c'est généralement bon signe :-)
Une lecture pas désagréable, mais pas de véritable coup de cœur non plus. La Dame aux Camélias ne m'a pas marquée outre-mesure. Disons que l'attente était trop haute de ma part, le XIXème étant ma période littéraire de prédilection. Il faut que j'arrête de ne vouloir que des chefs-d'oeuvre de la part des auteurs de ce siècle, et que j'accepte l'idée qu'eux aussi avaient le droit d'écrire pour divertir. Je suis trop exigeante non ? :-) Néanmoins, ce roman a été encensé dès sa sortie, et fait figure de chef-d'oeuvre littéraire pour un grand nombre de lecteurs, encore aujourd'hui. De quoi nuancer mon propos et vous convaincre de lui donner une chance malgré mon manque d'enthousiasme à son égard... ?
Enfin, je n'ai pas eu l'occasion de voir une adaptation de ce roman, alors qu'il en existe beaucoup (dont une avec Colin Oh my god First). Ah, si, j'ai vu Moulin Rouge, qui est est une adaptation assez libre effectivement, et que j'avais plutôt bien aimé, il y a de cela quelques années maintenant... Les chorégraphies et surtout la scène du tango y étaient pour beaucoup je crois ^^
Avez vous lu ce roman ? Et vu une de ses adaptations ?
13:01 Publié dans Livre | Commentaires (2) | Tags : hunger games, suzanne collins, la dame aux camélias, alexandre dumas fils
30/01/2013
Livres de décembre et janvier #8
Je n'avais pas eu le temps d'écrire un billet sur mes lectures de décembre, et je suis tellement à fond depuis la rentrée de janvier que je n'ai eu le temps de lire qu'un seul ivre ce mois-ci, donc vous parler aujourd'hui des livres de décembre ET de janvier ne me paraissait pas être une mauvaise idée...

En décembre, j'ai lu mon dernier Jane Austen. Souvenez vous, je vous avais déjà expliqué comment, découvrant Jane Austen et son merveilleux Orgueil et Préjugés il y a sept, je m'étais obligée à ne lire qu'un roman d'elle chaque année, pour ne pas épuiser trop vite sa bibliographie, et me retrouver en manque de ses romans ironiques et pleins d'humour ! J'ai donc attendu le tout dernier moment de cette dernière année our ouvrir le dernier de ses romans que je n'avais pas encore lu : Northanger Abbey.
Résumé : A Bath, où elle séjourne avec des amis de la famille, la jeune Catherine Morland se lie d’amitié avec Eleonor Tilney et son frère, le séduisant Henry. Ces deux derniers l’invitent à passer quelque temps à la campagne, dans leur manoir de Northanger Abbey, vieille demeure médiévale, où ils vivent avec leur père veuf. Dans cette demeure gothique qui semble abriter des secrets inavouables, l’imagination fertile de Catherine entre en ébullition…
Mon avis ? Un bon Jane Austen, mais pas innoubliable. J'ai bien aimé les nombreuses références un peu moqueuses aux romans gothiques très en vogue à l'époque, mais j'ai trouvé l'intrigue et surtout sa résolution un peu trop facile, par rapport à ce à quoi m'avait habituée l'auteur. L'impression que m'a laissé ce roman, c'est qu'on dirait que Jane Austen n'était pas trop trop inspirée pour cette histoire "d'amour", mais que, voulant à tout prix écrire un roman parodiant les romans gothiques et lui permettant par le même coup une belle raillerie de al vie mondaine de l'époque dnas la station balnéaire de Bath, la véritable intrigue passe un peu à la trappe et les personnages principaux manquent de profondeur, ils sonnent un peu creux. En un mot, j'ai trouvé ce roman un peu léger... Mais il faut dire que j'en attends toujours beaucoup de Jane Austen, après avoir lu des pépites telles qu'Orgueil et Préjugés, Raisons et Sentiments, ou encore Persuasion...
Bref, maintenant que j'ai fait le tour de ses oeuvres principales, il me reste encore (heureusement) ses autres écrits à découvrir, et ce petit rythme d'un Austen par an me convient assez bien pour que je reste sur cette fréquence. A dans quelques mois pour une nouvelle review donc!

Résumé : Pour Isabel Dalhousie, la présidente du Club des philosophes amateurs d’Edimbourg, une soirée à l’opéra est toujours un moment de repos et de sérénité. Mais lorsqu’à la fin de la représentation, un jeune homme en tombant d’un balcon meurt à ses pieds, elle sait que ce n’est pas pour ses beaux yeux. Toujours prête à s’interroger sur l’éthique de ses actes et de ceux de ses contemporains, cette adepte de la vérité ne croit pas un instant à la thèse de l’accident. Miss Dalhousie va alors découvrir que même la tranquille capitale écossaise est désormais gagnée par les appétits modernes, aussi voraces qu’immoraux.
Emy est addict, et m'a fait partager son coup de coeur pour cet auteur en m'envoyant ce premier tome des aventures d'Isabel Dalhousie, la présidente de ce fameux club de philosophes amateurs. C'est elle qui mène l'enquète, et on est loin des Sherlock Holmes et autres Hercule Poirot. Cette quadragénaire cultivée et raffinée associe avec virtuosité ses réflexions philosophiques et ses introspections à une enquête à laquelle est est mêlée bien malgré elle. Ce que j'ai aimé, et ce qu'Emy avait d'ailleurs souligné, c'est l'ambiance de ces romans, les petits moments de vie quotidienne qu'on partage avec l'héroïne, son amour pour les bons petits plats, pour les oeuvres d'arts, des petits instantanées d'Edimbourg, ville que je ne connais pas du tout et que cette lecture m'a donné envie de découvrir. Alors effectivement, l'ambiance de ce roman est rassurante, on a envie de retrouver les personnages et leurs intérieurs cosy, on aimerait s'attabler avec Isabel et sa nièce Kate dans l'épicerie raffinée de cette dernière, et discuter avec elles des choses de la vie et des événements du quotidien. Mais, et c'est ce qui m'a un peu ennuyée dans cette lecture, j'ai trouvé que l'intrigue était quand même très secondaire et assez simpliste, voire finalement un simple prétexte à l'évocation de la vie des protagonistes du roman. Ce qui fait que je ne comprends pas forcément la note sur la couverture : "The No. 1 ladie's detective agency", car au final, le dénouement de l'enquète passe un peu à la trappe et je ne me suis pas vraiment sentie au coeur d'une intrigue policière insoutenable... On est loin d'Agatha Christie ou d'Arthur Conan Doyle, mais je pense qu'il faut juste admettre cela avant de se plonger dans la découverte de cette série néanmoins très sympathique et chaleureuse.

Résumé : Inconsolable depuis la mort de sa mère, David, 12 ans, se réfugie dans les livres pour fuir le remariage de son père et se consoler de la naissance de Géorgie, son demi-frère. Un jour, il découvre un trou caché derrière des buissons, au fond du jardin, et se retrouve propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange et hostile peuplé de trolls, de sires loups, de créatures hybrides, mi-hommes mi-animaux, et d’autres personnages issus de ses lectures et de son imaginaire… Grâce à l’aide du Garde-Forestier et de Roland, un preux chevalier, il va, après bien des épreuves – combats, énigmes à résoudre… – rencontrer un vieux roi qui conserve ses secrets dans un volume mystérieux, ‘Le Livre des choses perdues‘. Ce dernier, conseillé par l’Homme Biscornu, être maléfique qui suit David depuis son arrivée, lui propose un pacte : la vie de son demi-frère contre son royaume. David trahira-t-il Géorgie ?
C'est sur les conseils des lectrices du génial forum Whoopsy Daisy que j'ai eu envie de découvrir ce roman. Depuis quelques mois, je croisais souvent sa couverture sur les étals des bouquinistes, et le titre m'intriguait. Forcément, un livre qui parle de livre.... Je ne regrette vraiment pas de m'être laissée embarquer dans l'univers merveilleux de cet auteur irlandais (en plus!) et je crois que je relirai ce livre plus d'une fois pour en savourer tous les recoins un peu sombres que ma lecture sporadique a oublié au gré des pages. Car oui, le seul regret que j'ai vis-à-vis de ce bouquin, c'est celui de ne l'avoir pas lu d'une traite, pendant les vacances, mais de m'être seulement accordé une dizaine de pages chaque soir avant de m'endormir, depuis la rentrée... Ce roman méritait toute mon attention et je n'ai pas su la lui donner, dommage.
Le principe de ce roman est assez simple : David, le jeune héros, atterit dans un monde imaginaire peuplé des héros de contes de fées et de créatures issus des cauchemars des enfants. Il y rencontre donc des sept nains communistes et militants, exploités par une Blanche-Neige obèse et mal élevée... Les méchants loups de notre enfance sont en pleine mutation et une nouvelle race est en train d'apparaître, nourrit de l'imaginaire des jeunes lecteurs du Petit chaperon Rouge, et de son loup vicieux et cajoleur, parlant debout sur ses deux pattes arrières. Le bûcheron devient garde-forestier, Bambi s'est mué en une créature mi-petite fille mi-biche, apeurée et victime d'expériences et de manipulations biologico-maléfiques, les forteresses disparaissent en laissant des cratères et des forêts calcinées et les petites bébêtes qui hantent nos phobies deviennent, forcément, des monstres énormes et anthropophages rôdant dans la pénombre d'une nuit perpétuelle. Le décor est planté. Le livre des choses perdues n'est pas pour les enfants. Il y a des passages un peu trash (mais on est loin d'American Psycho quand même), d'autres un peu flippants... Et le méchant, quel méchant ! On dirait que l'auteur lui a donné tous les attributs de tous les méchants de fiction réunis. Dégoûtant et inquiétant, il se vautre avec jouissance dans les tortures les plus extrèmes, des cruautés auxquelles auxquelles on aurait difficilement songé.
Pour tout ça, pour les réminiscences des contes et la mise en scène de nos peurs d'enfants, et pour le thème de l'amour fraternel qui me parle beaucoup (trop), j'ai adoré ce roman.
Voilà pour ce billet lecture. Connaissez vous ces livres ? Les avez-vous aimés ? Ou avez-vous envie de les découvrir ?
A très bientôt.
07:00 Publié dans Livre | Commentaires (2) | Tags : northanger abbey, jane austen, le livre des choses perdues connolly, isabel dalhousie, le club des philosophes amateurs, mccall smith
15/12/2012
Trois mois pour venir à bout de Dumas
Voilà, enfin fini.... depuis un mois environ, mais j'attendais d'avoir un peu de temps devant moi pour venir en parler ici... et j'attendais aussi d'avoir digéré cette lecture, car 1400 pages d'un coup, ça met du temps à se faire une place dans le cerveau du lecteur, non? Mais tout va bien, aujourd'hui, je peux enfin vous en parler.
Je ne connaissais pas Dumas... enfin, si, je savais qui il était, auteur du 19ème siècle, je savais qu'il avait écrit Les Trois Mousquetaires et Le comte de Monte-Cristo, je savais que son fils est l'auteur de La Dame aux Camélias, oui, j'en avais entendu parler. Mais bizarrement, malgré mon amour inconditionnel pour le 19ème et pour la littérature française de ce siècle (Zola, Balzac, Flaubert et Sand sont mes héros, et Victor Hugo est le seul Dieu en lequel je crois), Dumas avait toujours fait partie, comme Maupassant, du décor : il est là, on en parle, on sait qu'il a été prolifique, mais on ne le lit pas. Je crois que cet auteur a été malheureusement desservi par une réputation d'écrivain trop "populaire", et que ses oeuvres ne sont considérées que depuis peu comme de la grande littérature.
Personnellement, je n'avais jamais été attiré par les romans de Dumas. Les trois mousquetaires ne me disaient rien, je n'ai pas franchement le goût pour les romans de cape et d'épée, et les intrigues du pouvoir m'ont toujours moins fascinées que les manigances et les vicissitudes des bas-fonds de quartiers populaires (qu'on retrouve de manière magistrale chez Zola, en fait). Je ne pensais donc pas, un jour, m'intéresser à Dumas. Et puis, cet été, en lisant mon Elle hebdomadaire, je tombe sur une interview d'Antoine de Caunes et de Daphné Roulier. En gros, Elle a publié chaque semaine l'interview "littéraire" d'un couple "célèbre" ; les questions posées étaient du genre "Quel livre avez-vous offert à l'autre? Quel livre vous- a t'il fait découvrir? Quel livre aimeriez-vous lui faire aimer alors que vous savez pertinemment qu'il ne l'aimera jamais?... etc..."
Et Antoine de Caunes expliquait que le livre qui l'avait le plus passionné, le livre qu'il emporterait sur une île déserte, c'était Le Comte de Monte-Cristo. D'habitude, les personnes interviewées pour cet article du Elle citaient toujours des auteurs hyper contemporains, des noms inconnus pour moi et que les titres de livre et les considérations ne me donnaient absolument pas envie de découvrir. J'étais surprise de voir cité Dumas, et je me suis souvenue que ce n'était pas la première fois que j'entendais parler du Comte de Monte Cristo comme d'un chez d'oeuvre de la littérature. Alors voilà, cette interview, ces quelques phrases d'un animateur télé (!) ont lancé la machine. Et jai acheté le tome 1, me gardant bien d'embarquer le tome 2 dans la foulée, me méfiant de cette lecture trop ambitieuse pour être menée correctement à son terme. Finalement, je suis fière, j'en suis venue à bout!
Et quelle aventure, mes amis! Imaginez ce qu'il peut se passer en 1400 pages! L'auteur prend le temps de tout poser, le héros, les méchants, les débuts très difficiles du destin d'Edmond Dantès... Les questionnements du coeur, les hésitations de l'esprit, les transformations des corps, c'est toute la vie du héros qui est disséquée sous nos yeux, vingt ans durant. La richesse du roman tient à cela. Chaque pierre de l'édifice est patiemment posée, une, puis une autre, jusqu'à ce que tous les rouages soient minutieusement ficelés et que l'apothéose finale puisse avoir lieu. Rien n'est laissé au hasard, rien n'est fait à la va-vite. Le roman raconte l'histoire d'une vengeance, une vengeance qui mettra vingt années de labeur, d'abnégation et de travail pour se voir accomplie. C'est grandiose, et on savoure chaque trouvaille de l'auteur, chaque réussite du héros qui avance lentement mais inévitablement vers l'accomplissement de son destin.
Le Comte de Monte-Cristo, je pourrais (et j'aimerais !) en parler pendant des heures, j'ai adoré cette (imposante) oeuvre. Quand j'ai eu fini de le lire, il m'a été difficile d'accepter de dire au-revoir aux héros. En 1400 pages, et en vingt ans de vie, on a de quoi s'attacher à eux. C'était devenu un peu comme une famille que je prenais plaisir à retrouver chaque soir (comme quand on lit Harry Potter, oui). A la fin de ma lecture, j'ai ressenti un petit vide, et c'est aussi pourquoi je n'ai pas eu envie de venir parler de ce roman trop rapidement ici. Je me suis donnée un peu de temps pour le laisser s'effacer un peu.
Voilà, un avis un peu long pour un roman très long, c'est le jeu! Et vous alors, vous connaissez Le Comte de Monte Cristo? Ou un autre roman de Dumas? Ce billet vous a-t'il donné envie de vous lancer?
12:13 Publié dans Livre | Commentaires (7) | Tags : alexandre dumas, monte cristo, livres, classiques du 19ème siècle
21/10/2012
Booklist d'automne
Comme je suis toujours plongée dans le Comte de Mote Cristo et que de ce fait mes autres lectures sont au point mort, je n'ai publié de billet lecture ni en septembre, ni en octobre, et il n'y en aura sans doute pas en novembre, ni décembre...
Mais j'ai quand même très envie de parler bouquins avec vous, surtout qu'en ces jours qui s'écourtent, l'envie de rester bien au chaud à lire se fait plus forte ; alors je vous ai préparé une petite liste de livres parfaits pour ces semaines aux couleurs vives de l'automne, à dévorer en chaussettes hautes et enroulée dans un plaid douillet, dans une atmosphère tamisée et chaleureuse et en laissant le froid s'installer de l'autre côté de la fenêtre.
Cette sélection propose des livres que j'ai lus il y a longtemps ou il y a peu, et vers auxquels l'ambiance automnale actuelle me fait penser ces derniers temps. Bonne lecture !

Le treizième conte, Diane Setterfield
Un roman fabuleux dont je parle ici.

Les hauts de Hurlevent (Wuthering Heights), Emily Brontë
Mon livre préféré EVER. L’histoire passionnelle entre Catherine et Heathcliff, la violence de leurs relations, la noirceur des caractères des personages, le fond gothique et les passages fantomatiques de ce roman me font le préférer à Jane Eyre, que j’ai aussi beaucoup aimé, mais qui n’a pas réussi à me captiver, à m’envoûter autant que ne l’a fait Wuthering Heights... Cet amour impossible, qui détruit les personnages, c’est tellement beau, tellement captivant ! Et puis on reste dans une Angleterre tout ce qu'il y a de victorien, les landes désertes et balayées par les vents, les vieilles demeures grinçantes... Parfait pour le mois de novembre qui arrive!

Les quatre filles du Docteur March, Louisa May Alcott
Ce livre, je l'ai trouvé dans la bibliothèque de mes parents lorsque j'étais petite. Je venais de dévorer toutes les oeuvres de la Comtesse de Ségur (un tonton adorable me les avait offertes dans un superbe coffret et une belle édition), et j'étais sur ma lancée : j'avais envie d'histoires de petites filles et de familles d'autres siècles. Les quatre filles du Dr March, c'était juste ce qu'il me fallait. L'édition que possédait ma maman était fort heureusement la versio intégrale de l'histoire, avec l'histoire de Jo et de son école etc... Un long roman bien complet et très prenant, dont l'atmosphère chaleureuse et souvent enneigée correspond parfaitement à mes envies du moment, de cocooning et de grandes tablées familiales! Voici le résumé de la quatrième de couverture : Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent - la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l'armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu'elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d'un premier amour ; Jo, qui ne se départit jamais d'un humour à toute épreuve ; la généreuse Beth ; la blonde Amy, enfin, qui se laisse allez parfois à une certaine vanité...

Ferragus, Balzac
Une lecture qui remonte à ma troisième année de licence de lettres modernes, à Toulouse. Ce semestre là, au milieu de Proust, d'obscurs auteurs russes et Huysmans et son A rebours, deux pépites nous ont été proposés à l'étude ; Ferragus, de Balzac, et Une page d'amour, de Zola. Je me souviens encore parfaitement du plaisir que j'avais à rentrer chez moi le soir, après les cours ou après mon boulot dans une petite pizzeria, à me glisser dans mon lit et à retrouver le goût de la lecture que des études de littérature m'avait fait passer...
Voici le résumé de la quatrième de couverture : Un jeune baron est épris d'une femme mariée, Clémence Desmarets. Il la soupçonne d'adultère et mène son enquête. À plusieurs reprises, il échappe de justesse à la mort. Qui orchestre ces attentats ? Si Clémence est aussi pure que vertueuse, quel lien entretient-elle avec le sinistre Ferragus, forçat évadé du bagne et membre de dangereuses organisations secrètes ? À la fois roman noir, roman policier et drame conjugal, Ferragus est un récit ténébreux et violent, riche en histoires d'amour, de convoitise et de haine. Préfigurant La Comédie humaine, ce premier épisode de l'Histoire des Treize déploie tous les motifs de la grande oeuvre balzacienne.

Un lieu incertain, Fred Vargas
Déjà chroniqué sur le blog, je vous copie-colle ce que j'en avais dit l'année dernière : Un lieu incertain, de Fred Vargas, est clairement le premier polar que j'aime. Après les déceptions des œuvres d'Agatha Christie (ne tapez pas) et des polars nordiques, quel bonheur de se laisser envoûter par l'enquête menée par le héros récurrent de Vargas, Adamsberg. L'ambiance gothique, les lieux emblématiques (le cimetière de Highgate à Londres, la Serbie) et les mythes qui s'invitent dans le roman (Dracula) sont les trois raisons de mon amour pour ce livre. Je l'ai dévoré, je n'ai pas su anticiper le dénouement et me suis laissée surprendre (avec ravissement, bien sûr).

Miss Charity, Marie-Aude Murail
Un régal de plusieurs centaines de pages, un bijou de biofiction (Charity ressemble fortement à Beatrix Potter, la célèbre illustratrice anglaise et auteure de livres pour enfants lus à travers le monde entier !) , absolument pas réservé aux adolescents (car d'habitude, Marie-Aude Murail écrit surtout des livres jeunesse). Voici le résumé sur Chapitre.com : Charity est une petite fille. Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d'échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l'église, à la rigueur. Les adultes qui l'entourent ne font pas attention à elle, ses petites soeurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne. Pour ne pas devenir folle d'ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par coeur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l'espoir qu'un jour quelque chose va lui arriver...

Indiana, George Sand
Ce roman est l'un des rares livres étudié lors de mes années de fac de lettres à Metz qui m'ait marquée. En vérité, c'est ce roman qui m'a dirigée vers George Sand lorsque j'ai du choisir un sujet de mémoire deux ans plus tard et que je me suis plongée dans l'énorme Consuelo. L'ambiance pluvieuse, l'histoire d'amour, et l'écriture à la fois classique (on est au 19 ème siècle) et féminine de George Sand sont autant d'éléments qui m'ont fait adorer cette lecture et en garder un ssouvenir très fort. Voici le résumé (à partir de ce site) : Indiana, jeune créole issue d'une famille noble, a épousé pour son malheur un officier en retraite, âgé et brutal, le Colonel Delmare. Elle vit avec lui dans la tristesse d'un château de province. Ses seuls réconforts sont sa sœur de lait, Noun, et les visites de son cousin Ralph, jeune homme que de précoces chagrins ont rendu taciturne. Survient au château un séducteur volage, amant de Noun, Raymon de Ramière, qui, lassé de sa maîtresse, veut séduire Indiana.

Une page d'amour, Zola
L'autre roman découvert lors de ma L3 à Toulouse (j'ai un souvenir terrible de cette année là où l'on nous a fait lire des choses tellement barbantes et rédhibitoires....! Ferragus et Une page d'amour ont été de vraies bouffées d'air dans cette asphyxie littéraire - qui a failli me faire décrocher de la voie des lettres!). Encore une fois, comme la plupart de mes lectures, je m'aperçois que ce roman parle d'amour, d'amour fort et intense, et donc forcément un peu tragique. De ce dont je me souviens, certains passages du roman se passent en hiver, il fait froid. J'ai un souvenir flou de tout cela mais je sais que l'ambiance générale de ce livre était parfaite. Je me suis plongée dans ce roman avec un bonheur que je ressens toujours lorsque je pense à ce livre... Voici ce qu'en dit la quatrième de couverture : Ce huitième roman de la série des Rougon-Macquart, paru entre deux des oeuvres les plus fortes de Zola, l'Assomoir et Nana, est d'un registre fort différent. La passion soudaine qui jette aux bras l'un de l'autre la belle et sage Hélène et le docteur Deberle fait l'objet d'une analyse psychologique nuancée et minutieuse.Entracte dans une vie monotone et réglée, cette Page d'amour sera bientôt tournée et l'héroïne retrouvera à la fois son équilibre et sa solitude. Mais l'aventure aura fait une victime, condamnée par l'égoïsme et le délire passionnel des deux protagonistes. Ainsi, cette oeuvre apparemment sans éclat se révèle subtilement imprégnée de désenchantement et d'amertume.

Les jumelles de Highgate, Audrey Niffenegger
Chroniqué ici en début d'année.
Et vous, avez vous des livres à me conseiller pour cette période de l'année ?
00:42 Publié dans Livre | Commentaires (6) | Tags : lectures d'automne, livres à lire au chaud, jumelles de highgate, niffenegger, miss charity, murail, treizième conte, setterfield, hauts de hurlevent, bronte, ferragus, balzac, page d'amour, zola, indiana, sand, quatre filles docteur march, may alcott, lieu incertain, vargas
25/09/2012
Les livres du mois #7
Etant donné que nous sommes le 25 septembre, n'est-il pas tout à fait normal que je vienne aujourd'hui vous parler de mes lectures d'août? Un jour, je serai ponctuelle, promis.
Alors, les lectures d'août se résument à deux livres, un que j'ai beaucoup aimé, et une grosse déception.
Commençons par cette dernière. Souvenez vous, je vous avais raconté mon expédition chez Gibert Joseph et ma requète auprès du libraire pour me faire conseiller des livres pas trop déprimants et pas trop existentiels (je sortais, à ce moment là, de la lecture de Mange, Prie, Aime, assez éprouvante pour moi). Celui-ci m'avait proposé quelques titres qui m'ont bien plu, dont Malavita de Tonino Benaquista (ici), et puis d'autres qui ne correspondaient PAS DU TOUT à ma demande... Parfois, on a du mal à se comprendre, nous les gens, non?
Bref.

Voici donc l'objet du crime, un recueil de sept nouvelles, toutes liées par un fil rouge pas forcément évident au premier coup d'oeil. Le libraire avait l'air vraiment emballé, mais je vous le dit honnêtement, j'ai bien déchanté. Ces sept nouvelles sont toutes plus plombantes les unes que les autres : on y découvre avec joie les crises existentielles d'un homme désabusé qui n'aime ni sa femme ni ses enfants, le dégoût pour la vie d'un peintre qui s'isole loin du succès, une femme atteinte d'un cancer... Oui, ce livre, c'est pas la fête! En même temps, je cherche sur internet et les résumés que j'y trouve sont sans appel : des personnages "plongés dans les eaux troubles de la vie quotidienne", montrés "dans leur intimité la plus profonde", un "monde triste et vide", "désenchanté", "sept portraits d'hommes qui vivent à la surface d'eux-mêmes"... C'était clair, pourtant... Il ne se serait pas un peu foutu de ma gueule le libraire, là??
Bon, personnellement, j'étais à la recherche d'une lecture gaie et distrayante, donc bien sûr que ce recueil est arrivé comme un cheveu sur la soupe et m'a fait passé des moments bien trop... pesants. Mais je ne dis pas que c'est mal écrit, ou inutile. Cela dépend de ce que l'on cherche dans une lecture. J'avais lu La malédiction d'Edgar, du même auteur (un roman biographique retraçant une partie de la carrière de John Edgar Hoover, très célèbre et controversé directeur du FBI sous l'ère Kennedy) et j'avais beaucoup aimé. Mais En bas, les nuages, ce n'était juste pas le bon moment. Quelle déprime !

La jolie découverte du mois d'août, c'est ça. Oh, quelle originalité... Oui, je sais. Mais je voulais profiter de la sortie prochaine de l'adaptation ciné pour me plonger dans l'oeuvre de cet auteur qui m'est inconnu. Enfin, inconnu, pas tant que ça, car j'avais lu l'année dernière Alabama Song, de Gilles Leroy, qui retrace le coup de foudre et la relation tumultueuse entre Zelda et J.S., et ainsi cela m'avait permis de me familiariser un peu avec cet auteur incontournable de la littérature américaine.
Voici un résumé de ce grand classique (alalettre):
Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre, le mal du siècle envahit les âmes, c'est l'époque de la Prohibition et des fortunes rapides. En 1922, Jay Gatz, désormais Gatsby, se retrouve fabuleusement riche. Personnage mystérieux installé à Long Island dans une somptueuse propriété, milles légendes courent sur son compte. Elles n'empêchent pas les gens chic, et moins chic, de venir en troupes boire ses cocktails et danser sur ses pelouses. Gatsby le Magnifique joue la carte de l'éblouissement et des folles dépenses comme un appât pour ramener à lui Daisy, mariée à Tom Buchanam, un millionnaire qui, à la différence de Gatsby, n'a pas gagné sa fortune, mais en a hérité. Gatsby parviendra-t-il à reconquérir sa bien aimée? Nick Carraway, le cousin de Daisy, qui est un observateur lucide, nous raconte cette histoire...
Cette lecture m'a bien plu. On plonge plutôt facilement dans cette époque très "jazz" et décadente. L'ivresse de l'argent, de la beauté, de la jeunesse est parfaitement dépeinte, bien que tout en retenue (rien à voir avec un Bret Easton Ellis, par exemple...). L'ambiance m'a forcément rappelé Alabama song, que j'avais beaucoup aimé. C'est donc un souvenir assez positif que je garde de la lecture de mon premier F.S. Fitzgerald. J'ai hâte de découvrir Gatsby en salles, maintenant, avec le beau Léo... ^^
J'aurais pu continuer août sur ma lancée et lire un troisième roman, seulement j'ai mal calculé mon coup et me suis engagée dans la lecture du Comte de Monte-Cristo, donc autant vous dire que je ne publierai pas d'article lecture avant Noël au moins. Deux tomes de 650 pages chacun, c'était peut-être un peu ambitieux, mais bon, il fallait bien le lire un jour, ce grand roman, pilier de notre littérature classique, non? Vous l'avez lu vous? En tous cas, les premières centaines de pages sont un régal et je ne regrette pas mon choix.
Et ces deux livres présentés aujourd'hui, vous les connaissiez ? Vous les avez aimés ?
A très bientôt!
08:05 Publié dans Livre | Commentaires (6) | Tags : gatsby avis, marc dugain en bas les nuages avis
08/08/2012
Les livres du mois #6
Lors de mes vacances en Corse, j'ai randonné, nagé, campé, plongé, roulé en VTT, mangé, bronzé, paressé, mais surtout, j'ai lu. Lu sur la plage, lu sous la tente, lu dans un transat avant l'apéro, lu sur le ferry, lu lu lu... Bref, ce mois-ci, j'ai donc pu découvrir 5 romans (oui, je sais, ce n'est pas le Pérou non plus, cinq...) (mais c'est plus que d'habitude, et c'est ça qui compte) (et j'ai lu une demi-tonne de magazines, ça compte ?), une sélection assez eccléctique, d'auteurs que je connaissais ou totalement inconnus, de titres conseillés par une collègue, ou un libraire attentif... ( Moi : "Alors je vous explique ce que je cherche : je ne veux pas de roman avec un personnage qui se cherche et qui remet tout en question ! Je veux du léger, sans prise de tête, du drôle et du différent, un truc rafraîchissant..." Lui : "Euh... vous voulez un western ?..."). (On a fini par se comprendre, en voici la preuve : )

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Alors, cette nouvelle présentation ? Est-ce que ça vous plaît comme ça ? Et vous, cet été, vous lisez quoi ?
15:47 Publié dans Livre | Commentaires (12) | Tags : le cherche bonheur, le cercle des huit, malavita, zola jackson, l'homme à l'envers
04/07/2012
Mange, Prie, Aime

Ce mois-ci, pas de billet spécial lectures mais un article concernant un seul bouquin : Mange Prie Aime, d'Elisabeth Gilbert. Je l'ai lu au mois de juin, et après j'en ai commencé d'autres sans en lire plus d'une centaine de pages à chaque fois. Je n'ai pas réussi à trouver le "roman suivant", je ne sais pas si vous connaissez ça vous aussi. Bref, je pense que ma lecture de Mange Prie Aime a participé de ce manque d'entrain et de mes exigences post-lecture trop contraignantes.
Résumé : A trente et un ans, Elizabeth possède tout ce qu’une femme peut souhaiter : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Pourtant, elle est rongée par l’angoisse et le doute. Un divorce, une dépression et une liaison désastreuse la laissent encore plus désemparée. Elle décide alors de tout plaquer pour partir seule à travers le monde ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie » ; en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit et, en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver cet équilibre qu’on appelle le bonheur…Et qui n’a jamais rêvé de changer de vie ? (NB : le roman est en fait une sorte de témoignage de la part de l'auteur, qui raconte des faits véritables qui lui sont arrivés).

Mange Prie Aime, c'est Mona qui m'a conseillée de le lire. On discutait de la période de creux que je venais de traverser, et elle m'a dit que ce bouquin me parlerait, vu les circonstances. J'en avais déjà beaucoup entendu parler, il a été longuement décortiqué sur la blogosphère au moment de sa parution et de la sortie du film qu'il a inspiré. Et même s'il me donnait envie, le côté spirituel mis en exergue m'avait rebutée à ce moment là. Mais lorsque Mona m'en a parlé avec tant d'enthousiasme, je n'avais plus qu'une envie : lire ce roman! Et c'est comme ça que je me retrouve avec une unique lecture pour le mois de juin ^^
Ce roman, au fil de ma lecture, j'ai eu envie de le conseiller à tout le monde : à ma mère, à ma collègue Sarah, à mon amie Céline, à son mec, à mon mec, à une maman d'élève, et à vous. Et jamais pour les mêmes raisons ; c'est un livre tellement riche que chacun peut y trouver son compte. Personnellement, je n'ai pas du tout accroché avec le début du roman, que j'ai trouvé triste et alarmant (je n'arrêtais pas d'imaginer que son histoire allait forcément m'arriver, que c'est un fait : tout le monde finit par divorcer, bla bla bla...). Alors que j'étais en pleine déprime, lire les doutes et les crises d'une dépressive m'a un peu secouée, et pour être honnête, bien fait flipper!
La première partie, qui se passe à Rome, ne m'a pas trop plu non plus. Je crois que j'aurais aimé qu'elle soit en Italie en été, pour nous faire rêver un peu, pas en plein hiver...
En revanche, les mois que l'héroïne passe en Inde m'ont marquée. Toutes les considérations sur la pratique du yoga, sur l'extase, sur les mantras et les gurus, je n'aurais pas cru m'y intéresser, mais j'ai adoré. J'ai pris conscience de tout un pan de la pratique du yoga qui m'était inconnu et auquel je pensais ne jamais pouvoir m'intéresser, et j'ai été surprise, positivement. Ces chapitres m'ont donné envie de m'y remettre, de faire plus de relaxation, de méditation, bien sûr sans forcément viser l'extase ou la retraite dans un ashram!
La troisième partie, à Bali, est celle qui m'a le plus plu. Le bonheur retrouvé, le soleil, les plages, l'harmonie des sens, ça, ça me parle! Tout est bien qui fini bien pour moi, lectrice, même si les derniers mois de voyage de la narratrice ne suffisent pas à faire oublier ces premiers mois de dépression...
Je crois que le mal-être des premiers chapitres était trop communicatif pour que je les apprécie vraiment, et je me suis trop identifiée à la narratrice pour véritablement trouver le réconfort que peut apporter la lecture de ce roman. Malgré tout, ce roman m'a profondément marquée et embarquée, et je crois que tout le monde peut y trouver quelque chose avec sa propre grille de lecteur. Après l'avoir refermé (et digéré, depuis deux semaines), je vois bien que, dans un sens, cette lecture m'a apaisée et apporter un certain réconfort, même si je ne peux pas expliquer pourquoi ou comment. Par contre, elle ne m'a pas donné envie de voyager, bizarrement. Ca non plus je ne l'explique pas.
J'aime quand un roman nous marque comme ça, fait naître des trucs en nous qu'on a du mal à nommer, à identifier, à cerner. Finalement, c'est que l'auteur a visé juste, a touché une corde un peu plus sensible, son témoignage a fait de l'écho en nous... C'est un sacré truc, quand on y réflechit, de toucher comme ça des inconnus.
Bref, voilà ce que je peux et veux vous dire de ce roman. Je suis contente de l'avoir lu, il m'a apporté quelque chose, c'est une certitude. Mais bon, maintenant, j'ai envie de choses plus légères pour les vacances, de roman d'aventure ou historiques, mais pitié, pas de célibataire au bout du rouleau! Merci! ;-)
Alors, avez vous déjà lu ce roman ?
Si oui, avez-vous ressenti la même chose, et si non, ce billet vous a-t'il donné envie de le découvrir ?
Et enfin, la PAL de vos vacances, est-elle déjà prête et empaquetée ?
A très bientôt !
14:48 Publié dans Inspirations, Livre | Commentaires (18) | Tags : mange prie aime, elisabeth gilbert, avis sur mange prie aime, yoga
06/06/2012
Les livres du mois #4
Etant donné que nous sommes en juin et que j'ai un mois de retard de lectures à vous présenter, je m'autorise à vous présenter en un même billet à la fois les livres d'avril et ceux de mai. J'en profite pour vous présenter mon petit carnet de lecture, et heureusement que je l'ai pour pour me souvenir des titres que je lis, car en ce moment ma mémoire a des espèces d'essuie-glaces qui effacent tout très rapidement... (digression : en discutant de livres jeunesse avec mon neveu de 12 ans, nous en sommes venus au carnet de lecture où écrire et conserver chaque titre de roman lu, et il a été complètement conquis par le principe. Nous sommes allés l'après-midi même en ville lui acheter un joli carnet afin qu'il se lance lui aussi dans cette fidèle consignation, et il était aux anges! (il est tellement adorable!). J'étais super fière de l'imaginer, dans 10 ans, entretenir son petit carnet et ses pages noircies au fil des années!).
Bon, voici sans plus attendre les livres d'avril et de mai :
L'auberge de la Jamaïque, Daphné du Maurier
Résumé de la quatrième de couverture : "Orpheline et pauvre, Mary Yellan n'a pas d'autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l'Atlantique. Dès son arrivée à l'Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu'elle a connue jeune et gaie n'est plus qu'une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de l'auberge. Auberge dans laquelle, d'ailleurs, aucun vrai voyageur ne s'est arrêté depuis longtemps... De terribles épreuves attendent la jeune fille avant qu'elle ne trouve le salut en même temps que l'amour. Dans la grande tradition romantique des soeurs Brontë, la romancière anglaise, auteur de Rebecca, nous entraîne avec un sens prodigieux de l'ambiance et de l'intrigue au coeur d'un pays de landes et de marais battu par les tempêtes, où subsiste la sauvagerie ancestrale des pirates et des naufrageurs."
Souvenez-vous, j'avais adoré mon premier Daphné du Maurier, Rebecca. J'avais aimé (mais un peu moins) le deuxième, Ma cousine Rachel. Et il faut croire que cela va decreshendo avec cet auteur, étant donné que je n'ai pas beaucoup apprécié ce troisième roman d'elle. L'histoire et l'ambiance m'ont plus fait penser à l'opaque et glauque Tess d'Urbeville, de Thomas Hardy, qu'à l'envoûtant et ténébreux Rebecca. Je me suis dit que peut-être la différence majeure des conditions de vie des héroïnes, qui passent de la vie de château dans Rebecca, à une vie misérable perdue en un lieu désolé dans L'auberge de la Jamaïque, m'a déstabilisée par rapport à mes habitudes vis-à-vis de cet auteur. Je suis déçue car j'avais entendu beaucoup d'excellents échos sur ce livre, et généralement lorsque je n'apprécie pas un livre encensé, c'est sur moi que je rejette la faute : j'ai du passer à côté du truc, de l'histoire, de la psychologie des personnages, de l'ambiance, de quelque chose quoi... J'ai encore du mal à me dire que mon avis peut-être totalement différent de celui d'une majorité reconnue (parce que, les avis que j'ai lus, je les reconnais comme émanant de personnes en qui, littérairement parlant, j'ai entièrement confiance!). Bref, tout ça pour dire : ne m'en voulez pas, si vous avez adoré L'auberge de la Jamaïque, de n'avoir pas su apprécier ce livre à sa juste valeur. Il n'était peut-être tout simplement pas ce que j'avais envie de lire à ce moment donné, et m'aurait peut-être emballée dans trois mois ou il y a quatre ans, qui sait?
Slam, Nick Hornby
Nick Hornby est un auteur contemporain connu et reconnu, mais que je n'avais encore jamais lu. Et je voulais, depuis un moment, réparer cette erreur. Bien m'en a pris avec Slam, un roman drôle, savoureux, non politiquement correct, (très) moderne et rafraîchissant. (Rien que ça, oui!). L'histoire, c'est celle de Sam, "adolescent de 16 ans, qui vit avec sa mère. Passionné de skateboard, il vénère le champion Tony Hawk, avec lequel il "communique" à travers un poster géant. Une chose à éviter : trop sortir avec les filles, et surtout, ne pas les mettre enceintes, pour ne pas répéter l'erreur de sa mère... Mais la catastrophe survient avec Alicia, jolie jeune fille issue d'un milieu plus favorisé, qui tombe enceinte de Sam et refuse d'avorter. Tout le monde se fait à cettenouvelle situation, sauf lui, pour qui l'avenir ne semble lui offrir que des perspectives désespérantes. Il lui arrive même de se réveiller dans le futur, un futur sombre et étouffant... La confusion atteint son paroxysme quand il apprend que sa mère est elle aussi enceinte ! Disputes, réconciliations, retrouvailles : Sam, se rend vite compte que la vie est beaucoup plus supportable qu'il ne le pensait. Il se révèle un bon père, un baby-sitter efficace, et sonhistoire lui réserve un 'happy end' en demi-teintes" (résumé de la quatrième de couverture).
Alors bon, autant vous dire tout de suite, rien que parce que ça parle de skate, de Tony Hawk, etc, je ne pouvais qu'aimer ce livre (je vous raconterai un jour ma passion pour les sports de glisse et mes expériences diverses dans le passé...). Mais cela ne suffira sans doute pas à vous convaincre alors revenons à nos moutons.
Le style parlé, les réflexions d'adolescent du jeune héros, et la plume inimitable de Nick Hornby (oui parce que j'ai pu m'en faire une petite idée, attendez de voir la suite de mes lectures!), tout cela a fait de ma lecture un vrai moment de plaisir, et j'étais heureuse et impatiente de retrouver mon petit héros tourmenté chaque soir avant de m'endormir (et dans le métro tous les matins et soirs aussi...). Et même si ce roman a été classé, en grande Bretagne, comme littérature pour jeunes adultes, je trouve qu'il vaut le coup d'être lu, pour sa candeur et sa spontanéité, une vraie bouffée de fraîcheur dans nos vies d'adultes qui pensons trop et trop gravement.
Juliet, naked, Nick Hornby
Quatrième de couverture : "A Gooleness, petite station balnéaire surannée du nord de l'Angleterre, Annie, la quarantaine sonnante, se demande ce qu'elle a fait des quinze dernières années de sa vie… En couple avec Duncan, dont la passion obsessionnelle pour Tucker Crowe, un ex-chanteur des "eighties", commence sérieusement à l'agacer, elle s'apprête à faire sa révolution. Un pèlerinage de trop sur les traces de l'idole et surtout la sortie inattendue d'un nouvel album, "Juliet, Naked", ""mettent le feu aux poudres. Mais se réveiller en colère après quinze ans de somnambulisme n'est pas de tout repos ! Annie est loin de se douter que sa vie, plus que jamais, est liée à celle de Crowe qui, de sa retraite américaine, regarde sa vie partir à vau-l'eau… Reste plus qu'à gérer la crise avec humour et plus si affinités… "
Quels mots utiliser pour résumer ce roman? ... barjot, drôle, aigre-doux, prenant, fluide... Le style de Nick Hornby, c'est un peu ça : un récit dynamique qui emporte rapidement son lecteur, une touche d'humour anglais (un genre d'humour noir, un peu grinçant et terriblement déjanté), des personnages loufoques mais attachants et très humains... J'avais entendu beaucoup de bien de ce dernier roman du célèbre auteur anglais, et j'avais envie d'approfondir ma découverte de ce dernier par la lecture d'un second livre. J'ai hésité entre Juliet, Naked et High Fidelity, mais le sujet de Juliet me tentait plus à cette période de l'année (pourquoi, je n'en sais rien...).
J'ai aimé de ce roman qu'il m'ait fait très souvent sourire de par la justesse de certaines réflexions des personnages principaux, et des ridicules dépeints avec tant d'exagération qu'ils en devenaient possibles et effrayants! Je dois dire que le personnage de Duncan est absolument insupportable et délicieux, et que les passages le concernant étaient parmi les meilleurs à mon goût, c'est trop bon d'être confronté à un homme aux défauts aussi exagérés et à l'égo si démesuré!!
Enfin, la seule chose que je "reprocherais" à Juliet, Naked (s'il doit y en avoir une), c'est de m'avoir un peu déprimée avec ses décors tristounets et gris : cette petite ville anglaise de bord de mer, complétement sur le déclin, avec ses institutions poussiéreuses et sa boîte de nuit complétement décrépie, mon Dieu quelle tristesse! Heureusement, la maison de Tucker Crow, aux Etats-Unis, m'a autrement fait rêver...
Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti
Résumé de la quatrième de couverture : "Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l' oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la 'Crevette' qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre."
Autant le dire tout de suite : depuis le temps que je désirais lire ce livre encensé partout, en librairie, sur les blogs, dans la bouche de connaissances... et bien ça a été une véritable déception! Ça m'a fait un peu le même effet que Le magasin des suicides, de Jean Teulé...
Pourquoi? Pourquoi un tel engouement pour une chose si... banale? Quelle originalité? Quel style? Quel intérêt?
Bon, je vais arrêter mes questions rhétoriques et admettre que, tout simplement, ce roman ne m'a pas plu, pas parlé, pas interpellée. Je n'ai aimé ni l'intrigue, ni la manière dont il est écrit, ni les idées philosophiques et psychologiques de fond.
Et je vais admettre une seconde chose : je comprends qu'on puisse aimer ce livre. Je sais très bien que c'est, pour le coup, une vrai question de goûts et de couleurs. Et là, tout bêtement, ce n'est pas ma tasse de thé. Du tout.
Finalement, avec un peu de recul, j'ai l'impression que ce sont tous les romans nordiques qui me laissent de marbre... Peut-être suis-je juste totalement imperméable à cette littérature, précisément?
Mr Vertigo, Paul Auster
Résumé de la quatrième de couverture : " J'avais douze ans la première fois que j'ai marché sur l'eau. L'homme aux habits noirs m'avait appris à le faire, et je ne prétendrai pas avoir pigé ce truc du jour au lendemain. Quand maître Yehudi m'avait découvert, petit orphelin mendiant dans les rues de Saint Louis, je n'avais que neuf ans, et avant de me laisser m'exhiber en public, il avait travaillé avec moi sans relâche pendant trois ans. C'était en 1927, l'année de Babe Ruth et de Charles Lindbergh, l'année même où la nuit a commencé à envahir le monde pour toujours. J'ai continué jusqu'à la veille de la Grande Crise, et ce que j'ai accompli est plus grand que tout ce dont auraient pu rêver ces deux cracks. J'ai fait ce qu'aucun Américain n'avait fait avant moi, ce que personne n'a fait depuis. " Précipité par ce premier paragraphe dans un récit d'une prodigieuse virtuosité narrative - les modèles d'Auster furent Grimm et Andersen - le lecteur découvre, du Ku Klux Klan au gangstérisme, quelques facettes étranges de cette Amérique que l'écrivain n'a pas fini de nous révéler. "
Et la voici, la bonne surprise du mois, la première marche sur le podium, la découverte dont je suis encore toute impregnée : Mr Vertigo, de Paul Auster (who else...?).
Paul Auster, c'est un peu une valeur sûre et un personnage familier et rassurant du paysage littéraire contemporain. Je savais que j'aimais Paul Auster, Moon Palace fait partie de mes livres favoris, Brooklyn Follies a été un moment de lecture fabuleux et inoubliable, et je me souviens de l'enthousiasme avec lequel j'avais avancé, péniblement comme toujours, dans La nuit de l'Oracle. Mr Vertigo est donc mon 4ème Paul Auster, et j'ai décidé de le lire après avoir discuté environ mille fois de cet auteur avec un très bon ami, passionné lui aussi par cet auteur hors norme. Mr Vertigo est son roman préféré, EVER, alors il me l'a prêté, (il y a un an!! J'ai mis le temps!). J'ai essayé de le convaincre de se lancer lui-même dans Moon Palace, on verra bien s'il joue le jeu (mais comme que je lui ai offert il y a peu Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, le petit malin a une excuse (et une bonne!) pour expliquer le squizz de Moon Palace de quelques mois encore!).
Que vous dire à propos de ce magnifique roman? J'ai tout aimé : l'époque (l'intrigue débute dans les années 20), l'ambiance (au fin fond des Etats-Unis, la crise de 1929, des vieilles et grosses cylindrées, le Ku Klux Klan, la croissance urbaine, la mafia, l'esclavage, un peu de magie... Un vrai portrait fidèle et quasi-exhaustif d'une Amérique mythique et disparue).
By the way, ne vous fiez pas à la quatrième de couverture, non non! Car croyez moi, je n'aurais pas été emballée du tout par une simple histoire de gamin qui apprend à voler, sur fond de crise de 1929...! C'est juste... tellement plus que ça!
Mr Vertigo, c'est une fable, c'est poétique et argotique (dans certains dialogues et pensées du héros) et très simplement rédigé (la force du style de Paul Auster). Ce que j'adore dans les romans de cet auteur, c'est cette possibilité de découvrir toute une vie, dans sa complexité, dans sa longévité, dans ses aspérités. On sait bien qu'une vie est loin d'être linéaire, et on s'en rend effectivement compte en découvrant la multitude de péripéties que vit notre jeune héros. Et une fois que le gros de l'intrigue est passé, on ne nous laisse pas là, avec trois phrases d'ellipse pour nous emmener voir la fin heureuse de Walt, non non. On continue de le suivre, tout simplement. Alors forcément, parfois, ça part dans tous les sens, et souvent on se demande où l'auteur veut nous emmener. mais la réponse est, comme l'écriture, simple : c'est la vie, pareille à des montagnes russes, que l'on suit au fil des pages.
Alors pour ceux et celles qui n'ont pas encore succombé(e) à monsieur Auster, je vous encourage fortement à vous laisser tenter, parce qu'à chaque fois, c'est une évidence, et j'ai fini par vouer à cet auteur un amour inconsidéré et quasi adorationnel. Il est l'un des seuls à me faire vivre aussi intensément la littérature (même s'il faut parfois s'accrocher pour rester dans l'intrigue et ne pas se décourager...). Foncez, c'est merveilleux, ça vaut le coup d'essayer!
C'en est (enfin) fini de cette quatrième revue des livres du mois. J'espère que cela vous a plu. Ce genre d'article me prend toujours énormément de temps car j'essaie de vous donner mes impressions et sentiments le plus justement possible, tout en vous donnant envie de découvrir les romans qui m'ont le plus emballée, ou de commenter pour expliquer votre désaccord sur tel ou tel avis (personnel) que je donne. J'adore débattre à propos de livres, donc n'hésitez pas, réfutez, conseillez, questionnez!
NB : L'idée d'un club de lecture mûrit doucement, et verra sans doute le jour à la rentrée de septembre... J'ai bien retenue les commentaires des intéressées, je ne vous oublie pas!
03/05/2012
PAL et suggestions...
Me voici de retour ici, avec un petit article bouquins, pour changer...^^
Mais aujourd'hui, ce ne sont pas des livres que j'ai lus dont je vais vous parler, mais de ceux qui sont là, dans ma bibliothèque, en attendant d'être lus, et surtout, de ces titres qui me font envie et que j'irai bientôt chercher à la médiathèque ou à la librairie.
Voici, pour commencer, ma PAL, qui grossit de semaines en semaines...



(des recommandations ? des encouragements à lire certains titres ?)
Certains ne me font pas vraiment envie, c'est pourquoi ils traînent dans cette PAL depuis un moment. Je compte sur le temps pour me donner l'élan. D'autres me tentent vraiment beaucoup, mais ne correspondent juste pas à l'ambiance du moment. Il faudrait que je me fixe le défi de lire au moins un livre de ma PAL tous les 3 ou 4 livres, histoire de la faire diminuer un peu, mais je rachète plus de livres que je n'en lis... C'est sans fin...
Autrement, l'arrivée des beaux jours me donne, comme tous les ans (je commence à me connaître, après toutes ces années), l'envie de me plonger dans la littérature américaine. C'est cyclique chez moi : l'automne et l'hiver me poussent à me réfugier dans l'atmosphère rassurante des romans anglais des siècles passés, alors que le printemps et l'été insufflent à mes lectures un besoin de soleil et de modernité. J'ai particulièrement envie d'histoires dans la veine de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, d'Harper Lee, de La couleur Pourpre, d'Alice Walker, ou encore de La couleur des sentiments, de Kathryn Stockett : l'amérique profonde, une période déjà bien révolue, des sentiments très forts et des faits révoltatns pour nous lecteurs contemporains... Trois lectures de mes étés passés, trois lectures qui m'ont marquée et donné envie d'en lire plus dans ce genre là. Connaissez vous des titres ou des auteurs que l'on peut rapprocher de ces trois romans ?
Enfin, comme je ne suis pas braquée, mais par contre assez ignarde en littérature américaine, j'ai bien envie d'approfondir ma culture en découvrant tout un panel d'auteurs caractéristiques de l'histoire littéraire des Etats-Unis : Edgar Allan Poe, Mark Twain, Ernest Hemingway, F.S. Fitzerald, John Dos Passos, William S. Burroughs, William Faulkner... En avez-vous lu certains? Des titres à me conseiller en particulier?? Voire même, avec un peu de chance, des coups de coeur?
Sinon, je viens d'achever ma lecture de Slam, mon premier Nick Hornby, et vais enchaîner ce soir avec un deuxième dans la foulée, le très encensé Juliet, Naked, histoire de me familiariser un peu plus avec cet auteur très apprécié par certaines bloggeuses (Mona en particulier ?). J'ai beaucoup aimé mon immersion des précédents jours, mais chut, je vous en dirai plus lors d'un billet lecture consacré aux livres d'avril!
Pour finir, ces derniers jours, j'ai beaucoup réflechi à un projet qui me plaît énormément, et je me suis renseignée un peu autour de moi pour voir ce qu'il serait possible d'en faire. En fait, j'ai commencé par chercher un club de lecture à Lyon dans lequel je pourrai m'incruster en cours d'année et qui me permettrait de partager in real life mes lectures et coups de coeur, et surtout de découvrir des auteurs ou des genres qui me sont inconnus. Honnêtement, ce n'est pas le truc le plus facile à chercher sur Google (je ne reveindrai pas ici sur ma prise de conscience que dans les grandes villes, on peut trouver tout ce qu'on veut, mais pas sans connaître les bonnes personnes qui détiennent les infos. Il faut admettre que grâce aux réseaux, j'ai de très bons plans sur plein d'autres choses, mais malheureusement pas sur des ateliers d'échanges littéraires, mes amis n'étant pas vraiment branchés "clubs de lecture des amateurs de vieilles romancières anglaises"...) (fin de la digression). Bref. Finalement, ma recherche infructueuse (ou presque) m'a amenée à réflchir à l'éventualité de créer mon propre club de lecture (euh... tout ça semble trop prétentieux, dit comme ça...) (j'ai cherché, mais pas d'autres tournures ne me viennent. Je laisse comme ça. Mais quand même, je voudrais bien dire ça sans toute cette formalité...). En gros, j'aimerais beaucoup organiser une petite rencontre avec quatre ou cinq personnes passionnées de bouquins elles aussi, autour d'un verre un soir, chez moi. Aucun roman ne serait imposé (à la différence du club de lecture de The jane Austen Book Club, par exemple), mais plutôt un thème assez large qui permettrait un choix personnel. L'objectif serait, donc, de s'ouvrir à de nouvelles lectures, à d'autres auteurs, à des genres inconnus ou méconnus... Bref, tout ça me fait rêver mais je en sais pas s'il sera possible de mettre en place ce genre de choses. J'aimerais bien convaincre quelques personnes que je connais, des amis ou des collègues, mais le problème est bien souvent récurrent : le manque de temps chez mes collègues mamans, le manque de motivation chez mes amis déjà surbookés par leur boulot et leurs engagements divers. Mais je garde cette idée dans un coin de ma tête, au chaud, sait-on jamais...
Voilà pour cet article un peu décousu. Je dois vous dire, je l'avais écrit hier, mais au moment de charger les photos tout s'est effacé et je n'ai pas eu le courage de m'y remettre de suite. Finalement, laisser passer un jour pour retrouver la motivation de réécrire un même post, ce n'était pas une mauvaise idée, j'ai eu encore plus de choses à raconter aujourd'hui!
Alors, maintenant, j'attends toutes vos suggestions avec impatience!! A très bientôt.
21:55 Publié dans Livre | Commentaires (30) | Tags : littérature américaine, livre style la couleur des sentiments, livre style ne tirez pas sur l'oiseau moqueur


