04/12/2011

Que faire avec des gamins de 2 et 3 ans (ou : aujourd'hui, je parle de mon travail)

projet max et maximonstres, TPS PS maternelle projets


Souvent, quand je dis que je suis prof d'école et que j'annonce que mes élèves ont 2 ans et 3 ans, les gens ne s'imaginent pas trop en quoi consiste mon boulot. "Tu fais de la garderie en fait?" Ben ouais, j'ai fait un master et passé un concours au pourcentage de réussite hypra peu élevé alors qu'il suffisait de passer le BAFA, t'as tout compris... *

En vrai, enseigner à des tout-petits/petits ( = termes officiels), c'est presque autant de préparation qu'enseigner à des CM2 (mais je concède que j'ai beaucoup moins de correction derrière). Le truc, c'est qu'en maternelle, il n'y a pas un manuel de français, un manuel de maths, un manuel d'histoire géo, pour suivre le sommaire et se caler sur leur progression. Et c'est là la difficulté. Il faut tout créer ou presque, un peu faire sa sauce propre, et quand on débute, prendre conscience des capacités d'un gamin de 30 mois, c'est juste difficile. Et approximatif aussi.

Mais j'ai de la chance, dans mon école, il y a 4 classes de petits, dont 2 de tout-petits/petits. Et mes collègues sont tops. Et on bosse ensemble.

Moi, étonnamment, je m'éclate bien avec ce niveau. Ce que j'aime surtout, c'est le fait de pouvoir mettre en place des projets qui recoupent plusieurs domaines d'activités, où les enfants vont travailler la motricité, mais aussi les quantités et les nombres, le langage, la découverte de l'écrit, l'art visuel, ou encore l'expression corporelle.


Là, par exemple, je prévois de monter un projet autour de Max et les Maximonstres (de Maurice Sendak), album archi connu dans les écoles, car hyper médiatisé et surtout décrié lors de sa publication (qui remonte à 1963 quand même). J'aime beaucoup cet album, ses illustrations intemporelles et bien sûr le thème abordé, l'enfant qui pique sa crise et enchaîne les bêtises, se fait punir, et exorcise toute sa colère dans une espèce de monde imaginaire peuplé de monstres horribles. C'est une histoire qui plaît beaucoup aux enfants.

J'ai l'intention de la présenter prochainement à mes élèves, et de les lancer dans un projet d'expression corporelle sur ce thème (ils vont mimer les différentes actions (sentiments) de la narration : excitation, colère, solitude, apaisement, etc...).

Puis, il faudra essayer de bruiter l'histoire. Quels bruits font les monstres? Comment Max crie-t'il quand il court partout. Comment imiter le bruit du vent qui souffle dans la forêt, quand Max est tout seul. Et le bruit de l'eau, des vagues contre la barque?

Après cela, en période 3, j'aimerais faire un travail sur l'ouïe (un sens par période, pour être exacte), et je voudrais enregistrer chaque élève répetant une phrase proposée par l'enseignant. Il s'agit donc d'écouter puis de répeter, en articulant, pendant que j'enregistre, afin que l'histoire soit racontée par toute la classe grâce à leurs petites phrases mises bout à bout.

Je projette enfin de les filmer en EPS, lors de l'expression corporelle, afin de faire un montage vidéo avec les éléments audio dont j'ai parlé. 

Parallèlement à cela, les enfants feront de l'art plastique en rapport avec l'album, je ne sais pas encore ce que je leur proposerai (il faudra surtout que ça se raccroche à la progression de leurs apprentissages que j'ai prévu sur l'année).

J'ai hâte de commencer ce projet, et de voir ce que ça donne. Couché par écrit, ce n'est peut être pas très original ou très intéressant, mais je vous assure que mis en pratique dans une classe, ce genre de projet prend tout son sens et donne envie de s'investir encore plus à fond avec les enfants. J'essaierai de vous montrer des parties de ce travail, ou du résultat, et de vous raconter l'avancée du "chantier".


 

projet max et maximonstres,tps ps maternelle projets


Alors, pour les PE / concourantes au CRPE qui me lisent, d'autres albums coups de coeur à conseiller pour des TPS/PS? 

Et pour les "profanes", ça vous intéresse, ce genre de post sur mon métier, ou on-s'en-fout-parle-nous-de-livres-et-de-rouge-à-lèvres??  :-)


* (Je ne dénigre pas le métier d'animateur pour autant, qu'on ne se méprenne pas, je fais moi-même des heures sup après l'école pour garder les enfants à la garderie, deux soirs par semaine, et ai été anim en centres pendant plusieurs étés.)


Image : le Pinterest de la demoiselle

30/11/2011

Des regrets ou des projets?

Aujourd'hui, en prenant mon petit déjeuner dans le salon, je suis tombée sur une énième émission du genre "Tellement vrai", qui parlait de ces ados qui suivent leur scolarité en internat. Je me suis laissée prendre par le sujet et j'ai regardé un petit peu. Je suis hyper nostalgique de mes années lycée. J'étais dans un très bon lycée, le meilleur du département, mais, rassurez vous, ce n'était pas la raison pour laquelle je l'avais choisi! J'avais demandé à y poursuivre mes études à cause d'un garçon. Ben oui, à cet âge là... Finalement, j'ai été comme un poisson dans l'eau, dans ce lycée. J'ai adoré bosser comme une dingue, apprendre des tonnes de choses, errer dans les couloirs immenses, sous les voûtes des plafonds, dans les gigantesques escaliers de pierre, sous les arcades du cloître... Entendre le bois des parquets des salles de classe craquer sous nos chaises et nos pas. Nous étions une bande de copines, cinq filles toujours fourrées ensemble. On s'est plus ou moins toutes perdues de vue maintenant. Je voulais devenir professeur de français, mais mon rêve était surtout d'enseigner dans un lycée tel que celui où j'étais... Il aurait fallu passer l'agrégation.

J'adore cette ambiance lycéenne, les jeunes ont une certaine grâce, ils sont un peu sortis de la période très très ingrate du collège. Les histoires deviennent des drames, couplés à l'angoisse du bac, aux pressions face à l'incertitude de l'avenir. Il y a une atmosphère particulière dans un lycée. Un certain respect de l'enseignement, du aux examens de fin de cycle, mais aussi un air de rebellion, une prise de conscience et bien souvent des engagements qui s'amorcent.

Jusqu'à la dernière ligne droite de mes études, en dernière année de Master, j'ai cru que j'allais m'y mettre, au CAPES. Mais cela ne me disait rien, finalement. Ça explique que je ne m'y sois pas lancée dès la fin de la licence et que j'ai poussé jusqu'au mémoire. Jusqu'à cette révélation, en Irlande : il fallait que je devienne prof des écoles.

Finalement, la réalité est toujours bien différente de ce qu'on imagine. J'adore mon métier, j'y consacre presque tout mon temps, je m'épanouis lorsque je suis dans ma classe et mes élèves m'apportent beaucoup, humainement. Mais parfois, j'ai ce petit relent de frustration, comme aujourd'hui, devant cette émission... Ça aurait été comment, d'enseigner la matière que je chéris, de parler de littérature à des lycéens, de changer de salle de classe, d'avoir des copies à corriger et de voir se nouer et se dénouer des petits drames dans le théatre de la classe? A quoi ça ressemble, une équipe d'enseignants du secondaire dans la salle des maîtres? Est ce qu'il y a autant de tensions, autant de guégerres qu'en primaire, où la nécéssité de travailler en équipe est source de bien des discordes? Aurais-je été plus libre dans mes choix pédagogiques, aurais-je été plus libérée une fois la journée terminée? Aurais-je eu moins de compte à rendre aux parents d'élèves et à tous les gens qui interviennent dans les écoles?... Je ne le saurai peut être jamais, ou peut-être un jour m'y mettrai-je, à ce fameux CAPES, à cette fameuse agrég, lorsque j'aurai fait le tour de mon métier... Il sera peut être trop tard aussi, et je n'aurai peut être plus les capacités à travailler et passer un concours comme celui-là. Je ne sais pas. Je ne mets aucune barrière et me laisse la possibilité d'y songer...

02/09/2010

Too many things

 

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Ouf, cette semaine de malade prend bientôt fin, mais entre le déménagement, le bail-assurance-EDF-internet, les allers retours entre mon ancien appart où je vis encore et mon lieu de travail à 3/4 d'heure de route, avec les bouchons quotidiens sur l'autoroute, les nouveaux collègues, l'inspection auprès de qui j'ai déjà fait quelques boulettes d'entrée de jeu, et le fait que pour ces deux derniers jours je n'ai pas de voiture et dépend de Robinson ou des trains pour me déplacer avec mes 25 kilos de sacs/cartables/pochette d'ordinateur... je suis juste extenuée. Et puis j'ai le dos douloureux, et comble du comble, je me suis fait piquée par une guêpe à midi, alors que je n'avais jamais été piquée, et j'ai enflée du bras, j'ai eu des plaques sur le bras, la main endormie, et c'est HYPER DOULOUREUX!!!!! J'ai encore mal, là, en écrivant, car évidemment, en plus, c'est arrivé sur mon poignet droit, et je suis droitière (super pour prendre des notes pendant l'après midi aujourd'hui).

 

Bon, j'arrête de me plaindre (mais j'ai le droit, exceptionnellement, aujourd'hui, car c'est la rentrée!).

Sinon, comment s'est passée votre rentrée? Même si pour certaines elle a eu lieu il y a un moment, je profite de la date emblématique d'aujourd'hui pour vous demander. Pour ma part, très bien. Belle école, directrice investie, très accessible et généreuse, collègues gentilles, bonne ambiance, gamins mignons, le pied quoi. Je n'ai pas encore trop le temps de me mettre à fond vu que je suis dans les papiers, les cartons etc et que je n'ai pas une minute de répit dans la journée (sauf 2h le soir pour profiter de Rob qui ne sera pas, cette année, sacrifié sur l'autel de l'éducation nationale, pas lui, pas cette fois)... J'ai hâte d'être bien installée, pour prendre plus le temps de bien faire...

Bon, je raconte ma vie, comme d'habitude, mais là, ce soir, j'ai un peu moins de temps que la normale, donc je vais faire court. Je voulais surtout vous rassurer, aucun mioche de 5 ans ne m'a planté ses crocs dans le mollet ou séquestrer dans la cabane à trotinettes de la cour, tout s'est bien passé, j'ai survécu à la rentrée!!

 

30/08/2010

La pré-rentrée

Je voulais écrire plus tôt, mais le temps m'a manqué. Je suis en plein déménagement, et j'essaie, tant bien que mal, de préparer ma rentrée, maintenant que je sais dans quelle école et dans quelle classe je suis (une grande section de maternelle juste derrière notre nouvel appartement, what else?). Ca, plus le visionnage en amoureux des versions longues du Seigneur des Anneaux, (quoi de mieux lorsqu'il fait 11°C, et que la pluie tambourine sur les vitres?), les cartons et le ménage, mon grand père à aller voir dans sa maison de retraite pour lui donner son bonheur de la journée : sa cigarette, et le livre que j'essaie désespérement de finir sans en avoir le temps, vous comprendrez pourquoi je ne réapparaîs qu'aujourd'hui, contrairement à ce que j'avais annoncé. Mais je ne me plains pas, au contraire, je préfère être bien occupée que m'ennuyer.

Aujourd'hui, je me suis rendue à la réunion de pré-rentrée des profs stagiaires. Ils nous ont simplement mis la pression en nous disant qu'on ne serait peut être pas titularisés à la fin de l'année, et que maintenant il n'y avait plus le filtre de l'IUFM pour nous sauver des méchants inspecteurs (en gros), parce que notre formation dépendait dès à présent uniquement de nos employeurs (l'Inspection académique) et que donc si on n'était pas bien formaté et tout et tout, eh bien ils nous dégagent, purement et simplement. Vous imaginez donc quel effet m'a fait cette première matinée, et que ce n'est pas dans les meilleures conditions que je m'aprête à faire ma rentrée. Heureusement, mes parents sont là. Ils sont vraiment géniaux. Partis hier en "vacances" en Alsace, ils m'ont laissé, dans leur maison, un petit cadeau de rentrée que j'ai découvert ce matin en passant chercher une de leur voiture : une valisette chinée en brocante, tapissée à l'intérieur de léopard noir et blanc vieilli, et qu'ils ont rempli d'une ardoise dont ma mère a brodé la petite serviette qui sert à l'essuyer, de cahiers aux étiquettes à mon nom, de tampons encreurs avec les lettres de l'alphabet, d'une très vieille paire de lunettes toutes rondes qui ont appartenu à ma grand-mère (qui s'en est allée cet été), d'un vieux set d'écriture composé d'un porte plume, d'encre et d'un petit encrier délicat, de quatre ou cinq boîtes en fer blanc  décorées, contenant les tampons, mais aussi des petites gommettes aux images de l'école, de magnets "Lili va à l'école", etc..., de Petit ours brun va à l'école (qu'on lit très souvent dans les classes de petite section), et d'un tas d'autres petites choses liées à la rentrée. Ce cadeau m'a beaucoup touchée, car je sais que ma maman, petite, rêvait qu'on lui offre le set de la maîtresse d'école, une petite valisette pour jouer à la maîtresse, qui contenait tout le nécessaire d'une institutrice. Mais elle vient d'une famille assez pauvre et elle a été trimballée dans plusieurs pays, autant vous dire que ce genre de jouet était plus qu'accessoire, superflu, pour ses parents, et elle ne l'a donc jamais eu. Pourtant, ça l'a marquée car elle m'a souvent raconté cette histoire. Ce qui explique la valeur, aujourd'hui, de cette petite valise qui m'attendait dans la cuisine ce matin, préparée par leur soin, où chaque objet a été minutieusement choisi et chîné dans les diverses brocantes qu'écument mes parents. Le problème, c'est que je ne suis pas du genre expansive avec eux, et c'est un peu difficile pour moi de les remercier à la hauteur de l'attention, je n'ai su que leur téléphoner et dire merci, que ça m'avait fait plaisir, alors qu'en fait je suis vraiment très touchée, et je trouve que cette attention est très belle, et rare. J'ai envie de leur dire que j'ai de la chance d'avoir des parents comme eux, mais bon, ni eux ni moi ne sommes vraiment doués pour ce genre de déclaration... Je leur écrirai peut être quelque chose, comme ils l'ont fait, dans un des cahiers, pour me féliciter encore, et me dire qu'ils sont fiers de moi. J'ai des parents merveilleux (même si ma mère m'a attaquée avec une paire de ciseaux vendredi et, sans me demander, m'a coupé au moins 10 cm, n'importe comment! Je peux vous dire que j'étais très en colère ce week end) (oui, ma mère est comme ça)...

 

Bon, j'ai été bavarde, as usual, et en plus ça va dans tous les sens aujourd'hui, j'ai écrit comme c'est venu. Je ne voulais même pas parler de ça, mais finalement, en écrivant, j'en viens souvent à des choses que je ne comptais pas dire. C'est bizarre, comme la pensée suit tranquillement son cours et comme on peut parvenir à s'épancher, entraînée par le flot des mots...

Je vous donne dès que possible des nouvelles de ma rentrée, qui aura lieu mercredi et jeudi! Bon lundi tout gris!

20/05/2010

Et le jedi remporte la bataille...

... mais il reste encore l'épreuve de la guerre, c'est à dire les oraux, c'est à dire le plus difficile quoi.

 

 

Mais bon, je suis quand même SUPER CONTENTE, JE SUIS ADMISSIBLE YOUHOOOOOOOOOOOOUUUUU!!

 

 

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Et là, évidemment, une grosse pensée pour Lou, preuve de l'injustice de ce concours, qui méritait largement sa place parmi les admissibles.

Mais aussi pour Chinchilla qui a découvert sur le tard sa vocation ;-) et qui a brillé aux écrits!

Je pense aussi à mes copines d'IUFM, sur notre groupe de quatre, une seule n'est pas admissible et je suis vraiment triste pour elle (peut être même plus qu'elle tient!).

 

Mais soulagée quand même!

 

Alors du coup, ces dix petits jours de glandage (ou sans doute bien plus) s'arrêtent net aujourd'hui et je me replonge corps et âme dans le boulot. Je suis contente mais d'un autre côté, fatiguée et pas enthousiaste de devoir me remettre en selle, même si ça peut paraître très égoïste de dire ça alors que d'autres rêveraient d'avoir eu ce premier sésame. C'est juste que bon, c'est aussi un peu mon blog, donc je ne vais pas me censurer non plus, et je me dois de dire ce que je ressens, chose faite.

 

Je suis vraiment très absente de ce blog, sans doute cette période d'ermitage pour les oraux va me ramener ici plus souvent, car je vais devenir folle à rester enfermée à bachoter.

Petite annonce en passant : je suis preneuse de conseils pour bosser les oraux, de la part de personnes qui auraient déjà vécu ça. Des astuces, des méthodes, des "évites de...", toussa toussa... Je vous en serai très très très reconnaissante.

 

Du coq à l'âne j'en profite pour vous dire que j'étais amoureuse de Ramon mais qu'il me déçoit prime après prime. Voilà. Grosse tristetude... Mais je suis fan de Luce et Lussi par contre (ouais et je connais un peu Lussi donc je peux me la pêter hinhin...)

Et je tiens à souligner que cela fait du bien d'avoir un peu de rock à la télé, merci Lussi. Merci Led Zep...

 

Pour finir, je continue de vivre ma belle histoire d'amour avec mon Midday Midnight, je suis toujours aussi fan de Hank Moody et rêve de ressembler à Karen, je n'aime toujours pas Lady Gaga ni Docteur House ni Entourage (et là je vais m'attirer pas mal de foudres...!!), j'ai trouvé dans une foire aux livres exactement tout ce que je cherchais : the Woman in White de Collins, Ann of Green Gable, L'invité d'un Jour de Capote, le Dahlia Noir d'Ellroy, et je lis et relis et rerelis l'un de mes bouquins préférés : Zombies de Bret Easton Ellis, sans m'en lasser.

 

Voilà pour le meltin pot de ces dernières semaines, palpitant on est bien d'accord. Sur ce, je passe à l'oral demain, je m'en vais donc découvrir cette noble discipline qu'est la FG...

Et au fait : DES MILLIARDS DE MERCIS POUR VOS ENCOURAGEMENTS ET PETITS MESSAGES ADORABLES!!!!

Franchement, les copinautes, c'est quand même vachement cool, parfois mieux que dans la vraie vie (quoi? Une petite déception dernièrement? Non non...).

11/05/2010

Le retour du Jedi

 

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Haaaaan, j'avais dit jusqu'au 30 avril, et résultat, au 11 mai, je me secoue un peu pour venir donner quelques nouvelles ici. Car non, après les écrits je n'ai pas mis fin à mes jours en mangeant du chocolat jusqu'à ce que mort s'en suive, mais j'ai juste une flemme aigüe qui m'empêche de faire des tas de choses... Et puis ce temps gris, pile le lendemain de la fin des écrits, après des semaines de plein soleil pendant les révisions... je l'ai très mal pris je dois dire.

Pour ce qui est du concours, j'ai été surprise, car je pensais pleurer, regretter, m'en vouloir après les premières épreuves, et finalement, ces deux jours se sont déroulés sans stress, très vite, avec un sentiment de joie d'en finir. Ni peur, ni angoisse d'échouer, ni trac, juste un énorme soulagement de voir enfin tout ce travail trouver un accomplissement, et franchement, tant pis si cela ne se concrétise pas par une réussite. Pour moi, le principal, c'était juste d'en finir, car je n'en pouvais plus. D'où, aujourd'hui, cette lassitude, cet état un peu léthargique de récupération...

Je n'avais pas envie de me prendre la tête à regarder des corrigés, à lire ou écouter des gens dire "oh, mon Dieu, j'aurais du mettre ça, je me suis planté, je n'y ai pas pensé, ça c'était trop facile, ah non on n'a pas mis la même chose mais untel m'a dit que c'était ça et pas ça..." bref, pas envie de savoir, de me faire peur, d'anticiper ma note, alors que, réussi ou pas, ce n'est pas ce qui compte. On peut avoir tout juste et ne pas être pris juste parce que trop de personnes auront eu tout juste aussi, mais en mieux... C'est un concours, c'est comme ça. Du coup, pas envie de me polluer l'esprit avec des hypothèses et du conditionnel. Juste envie de glandouiller. Mais vraiment glandouiller... même pas de lire, hein! Me mettre devant la télé, ou m'allonger dans l'herbe au soleil, écouter de la musique, siroter un coca avec des amis, faire un barbecue dans un champs, buller sur internet, faire du shopping... Ce genre de glandage quoi, du vrai de vrai... Lire? Quelle idée... Trop fatiguant... Aller au sport? Pfffff, mais bien sûr. Faire le ménage? Pas le temps... ^-^


Voilà pour les nouvelles. 'voyez, on s'en serait bien passé, mais comme j'ai eu plein de petits mots gentils, et que moi, j'ai continué à vous lire en plus pendant tout ce temps (ben oui, j'adore vous lire, ca rentre dans ma flemmite), j'avais quand même envie de manifester quelques signes de vie. Au cas où. Pour vous dire que je suis bien en vie, j'attends donc mes résultats le 20 mai (oui, ils sont très rapides hein!) et je vous en dirai plus à ce moment là. Pour le moment, je vais retourner à la contemplation de mes ongles et au taillage de mes fourches de cheveux...


A très bientôt, promis (cette fois)

20/04/2010

Pause jusqu'au 30 avril

 

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Bon, vous l'avez peut être remarqué, je ne suis pas venue depuis quelques jours, et ce pour une raison très simple : je bachote. Je lis mes fiches, je fais des exercices, j'apprends des dates, je rédige des synthèses, bref, ma vie est géniale, je ne suis pas du tout fatiguée, je n'ai pas envie d'étrangler tous les gens qui osent prononcer le mot concours ou qui s'aventurent à me dire "oh, mais t'inquiètes, tu l'auras!" et donc remettent une bonne dose de pression sur mon stress qui est déjà à son maximum. Non non, rien de tout ça, je vais bien.

Et puis, je dors bien. Je n'ai pas mal à la tête à cause du manque de sommeil. Je n'ai pas pris 3 kg à force de compenser mon stress par de la nourriture. Je n'ai pas l'air d'une endive à cause de mon enfermement dans ma tour et de mon manque de temps pour sortir prendre l'air. Je ne rêve pas tous les jours d'aller buller dans le parc à côté, avec un livre, une glace, des amis, de la musique. Ni de barbecue entre copains, ni de soirée en amoureux autour d'un bon vin, ni d'une après-midi shopping avec BFF... Rien de tout ça non plus.

J'essaie par tous les moyens de RELATIVISER, de me dire que si j'échoue, ce n'est pas la fin du monde, que je ne devrai pas me remettre en question, me dire que je n'ai pas fait assez ou que je suis une grosse nullarde.

J'essaie.

Mais je n'y arrive pas, très honnêtement.


Bon, mieux vaut ne pas y penser, je vais retourner à mes maths, lorsque je bosse j'ai moins peur.


A bientôt alors!

14:07 Publié dans CRPE | Commentaires (15) | Tags : crpe 2010, fiches, stress, concours, écrits crpe

08/04/2010

Déjà jeudi...

 

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Pfff, la semaine est bien avancée, et moi, pas tant que ça! Je m'organise pour ne pas être à labour avant le jour fatidique (27 et 28 avril), mais des fois, qu'est ce que c'est dur de se motiver, et surtout de rester concentrée...

Merci pour vos conseils de lecture, je me suis procuré Les Locataires de l'Eté, et dès que je l'aurai fini, j'entamerai Le Treizième Conte, sur les propositions de Camille et de Lizzie.

En ce moment, je termine un livre qui traînait depuis longtemps dans ma bibliothèque, Entre les murs, de François Bégaudeau (et dont l'adaptation ciné avait reçu la Palme d'Or à Cannes en 2008). Ce n'est pas l'idéal d'essayer de se détendre après une journée intense de révisions en lisant un "roman" quasi journalistique rapportant des journées dans un collège difficile de Paris. Le soir, lorsque je me mets au lit avec un livre, c'est dans l'espoir d'évacuer tout le stress et toutes mes pensées "concours" (éviter de penser à "mais qui était le premier homme?", "quel est le trajet du sang dans le corps?", "c'est quoi encore les dates de Philippe le Bel?"...), et pour dormir plus tranquillement. Malheureusement, Entre les murs n'est pas le genre de livre qui me laisse me reposer, et même si cette lecture me conforte dans mes choix (j'étais partie pour passer le CAPES de lettres à l'origine, et donc me retrouver dans l'exacte même position que Bégaudeau), il en reste un livre peu apaisant, et le langage qui y est retranscrit (un langage très très oralisé et surtout très familier) a tendance à m'énerver un peu et me donne envie de tout corriger au stylo rouge. Je détèste quand ça parle mal. Je suis une puriste du bon français et de la bonne orthographe, je suis cette fille insupportable qui n'arrive pas à s'empêcher de reprendre les gens quand ils font une faute (alors que, avouons le, les gens comme ça, comme moi, c'est chiant). Quand j'étais encore sur Facebook, j'avais adheré à un groupe au nom marrant (comme souvent) qui concernait justement ce genre de petite obsession de la langue (genre, les gens qui disent "voyent", ça me rend dingue!! Et tellement de monde le dit, même des gens censés bien parler, genre des enseignants - ma prof de maths est une calamité dans ce genre-).


Bref, je m'éternise, tout ça pour dire que je finis Bégaudeau aujourd'hui, et j'attaque à la suite Les locataires de l'été, de Charles Simmons. Et entre deux lectures, peut être me mettrai-je à mes fiches??


Bonne journée!

25/03/2010

De choses et d'autres... et surtout d'une.

 

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Même complétement débordée et en retard sur mon programme, je ne peux m'empêcher de passer 3h par jour sur Ebay à contempler des sacs, de venir écrire ici pour vous montrer mon nouveau sac (obsessionnelle la fille), de lire tous vos blogs et parfois même, de commenter!!


En ce moment, j'écoute en boucle "Venus", d'Alain Bashung, chanson juste incroyable, hallucinante, breathtaking... Ce type a quand même fait de la musique magnifique, il avait un talent de dingue... A chaque fois que j'écoute Bashung, je tombe dans une espèce de spirale noire un peu déprimante, tellement c'est fort, puissant et triste. Bon, et très érotique aussi il faut dire. D'autant que mes deux morceaux préférés, je crois, sont Venus et Madame rêve, pas farouches quoi.

Je mets le lien Deezer ici, si certaines (ou certains, soyons fous) ont envie d'un petit coup de blues bien dark ce soir :

Venus, Bashung


Parlons à présent de choses plus gaies. Comme, par exemple, au hasard, mon nouveau sac-fiancé-compagnon de ces trois prochaines décennies-BFF : eh non, pas le Paddington (ce sera pour la rentrée), mais un gros fourre tout qui me faisait de l'oeil depuis sa sortie il y a un moment : le Midday Midnight de Darel.

Bon, Darel, j'aime bien, sauf le 24h St Germain (ou le Charlotte, je n'ai toujours pas compris quel était son nom ou s'il y en avait deux modèles presque similaires. D'ailleurs, j'en profite, je lance un appel, si quelqu'un a une réponse à ce sujet!) que tout le monde se traîne depuis deux ans, vu et archi revu, overdosé quoi.

D'où le point positif du MM, qui a certes été un peu "it", mais qui, plus cher, est quand même moins répandu. Ou alors, pas dans ma ville un peu trop provinciale. Comme je l'ai dit, ici, c'est le règne absolu du St Germain/Charlotte (heeeelp) (voire du pliable Longchamp, c'est pour dire!), et pour les plus friquées, c'est bien sûr Billy qu'on se trimballe. Mais de Midday Midnight, point. A part sur ma copine Jeanne, mais elle, elle les a tous, du coup ça ne compte pas.

Bref. Trêve de papotages, voyons plutôt la bête, non?


 

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Alors c'est le modèle 36h, comme ça je peux le prendre en cours et transvaser ma mini-maison contenue dans mon vieux Comptoir (qui doit aujourd'hui faire 3m sur 4m tellement le cuir s'est détendu) et continuer avec plaisir à perdre mes clés et à sortir de mon sac des lampes de tables et autres porte-manteaux (qui saura retrouver la référence? (trop simple)).

Là c'est la photo du vendeur Ebay (ben oui, je ne l'ai pas acheté neuf à 500 euros, vous êtes dingues!!) donc je décline toute responsabilité quant aux motifs et couleurs de la nappe. Et puis, en vrai, il est vachement plus beau aussi. Là il fait presque un peu usé. Alors qu'en fait c'est fait exprès, c'est vintage quoi, il y a des modèles en cuir bien rigide, et d'autres en cuir souple aspect travaillé.

Et il est chocolat.

Et il est parfait.

Et ça fait 30 lignes que je parle d'un sac. J'ai du perdre tout le monde là.


Ben oui, c'est comme ça, pas de ligne directrice ici, ce blog c'est le mien, je fais ce que je veux je parle de ce qui me plaît. Déjà qu'avec le nombre de lecteurs qui augmente de façon assez inexplicable, je commence à tergiverser sur l'intérêt à tirer d'une telle tribune (propagande politique? Militantisme écologique? Lançage de rumeurs sur les gens que je n'aime pas?... ^-^), alors si en plus je dois faire attention à ce que je dis.

(J'admets que ce blog puisse être déconcertant du fait que parfois j'y suis très sérieuse et absolument sans humour, et d'autres fois complétement 7e degré et un peu craintive que personne sauf moi ne s'en rende compte...) (mais tant pis c'est comme ça) (Camille, tu m'as complètement refilé le truc des parenthèses intempestives) (t'as vu j'ai mis ton nom en rose)


Par exemple là, aujourd'hui, dans ce post, on est passé du coq, à l'âne, au fermier, à la crémière etc... Quoique, je ne suis même pas sûre qu'il y ait eu tant de rapport logique que ça...


 

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Bref, sans transition (et pour éviter de m'embrouiller davantage), passons à un autre sujet:

le concours.

C'est là que je récupère mon "lectorat" après les avoir décontenancés sur le sac.

Le concours donc.

Je serai brève:

- ambiance archi méga pourrie, dégradation hallucinante en même pas une semaine, sans aucune raison explicite (ni implicite en fait), scindage de la classe en deux (elle était déjà divisée en deux avec l'autre groupe de poupouffes, donc ca fait trois maintenant), tentative de se maintenir la tête hors de l'eau et de se serrer les coudes avec Marie et Léa (oui oui, on est le plus petit groupe, 3, contre une bande de grognasses d'au moins 7 têtes, et une autre de 6 ou 7 bêcheuses, imaginez, on se bat comme on peut!).

- du coup, je ne vais à l'IUFM qu'un jour sur deux. Le fait que mon genou me fasse souffrir le martyre y est d'ailleurs plus que responsable, mais j'aime bien rejetter la faute sur les deux bandes ennemies.

- je ne peux plus faire de sport depuis 5 jours, à cause du-dit genou, et aujourd'hui j'ai cru que j'allais véritablement imploser. J'ai failli braver les interdits et aller courir ou me rendre au club de sport où je suis inscrite, mais ma raison a été la plus forte. Du coup, je mange comme 4, pour compenser, et je suis méga-énervée (comme si j'arrêtais de fumer, en fait!!). Heureusement, j'ai RDV chez un spécialiste du genou demain 16h. Prions tous ensemble pour qu'il me répare, vite!

- j'ai presque fini toutes mes fiches. Je me suis fixée comme date limite dimanche. Après, il restera tout pile un mois avant les écrits. Un mois pour relire et relire ces fiches (et faire celles de maths et de français que je n'ai même pas encore commencées... misère!)


Voilà, j'ai fait le tour. Je vous ai tout dit, résumé, et vu que ma vie n'est absolument pas palpitante, j'ai pitié de vous et je m'arrête là.

Bonne soirée!!

A très vite!


11/03/2010

Bilan de mi-semaine

 

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Bonjour tout le monde!

 

 

Alors alors, que raconter aujourd'hui?

Tout d'abord, mes achats. Comme je n'ai plus de vie, de temps, (ni d'argent mais c'est un autre problème) je ne sors plus, en tous cas j'essaie d'éviter le centre ville et les rues commerçantes lorsque je vadrouille entre l'IUFM et chez moi. Mes c'est sans compter sur les tentations internetesques, et sur mon envie incontrolable de m'offrir un blazer cintré pour habiller une petite robe ou un jean tout bête. Vous savez, le blazer, cette petite veste qui ressemble à une veste de tailleur mais en vachement moins engoncé, plus chix, plus moderne, plus jeune quoi!

Le fait est que, lorsque j'avais écumé les boutiques à la recherche du blazer, je n'en avais trouvé à moins d'une centaine d'euros. Ce qui fait, comment dire, un peu beaucoup pour ma petite bourse d'étudiante qui vit déjà bien au dessus de ses moyens.

La solution s'est imposée tout naturellement dans les sages paroles de ma copine Léa: sur Ebay, tu peux trouver un blazer Topshop ou Asos pour pas grand chose! Ben oui, évidemment. Moi quie ssayais de soigner mon addiction aux enchères d'Ebay... Tant pis, la recherche du Graal rend cette étape indispensable, je me jette corps et âme dans la quète ultime de la petite veste parfaite.

Et puis comme je vis vraiment, mais vraiment au dessus de mes moyens (cf au dessus), eh bien j'en ai pris deux. Oui, deux; une Comptoir, et une Asos, le tout pour 30 euros frais de port inclus. J'aurai été bête de m'en priver, avouez-le (si si, dites le, que je déculpabilise un tout petit peu).

J'attends de recevoir mes deux nouvelles meilleures copines que je ne vais plus quitter avant que 30°C soient affichés sur l'indicateur digital de la pharmacie (qui a encore un thermomêtre chez soi...?). Si j'ai le temps et la motivation de prendre des photos, et si vous êtes sages surtout, je vous les montrerai! Comme je suis nice, n'est-ce pas?

 

 

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Quoi d'autre dans ma petite vie trépidante d'étudiante qui sèche les cours un jour sur deux pour bachoter tranquille à la maison? Pas grand chose ma foi. Une petite soirée filles hier soir en sortant d'une looooooooongue journée de cours chiants avec un groupe insupportable de filles débiles et superficielles (touchage de cheveux, calins, voix suraigües, sautillements d'excitation... des vrais Petits Poneys quoi...), une soirée fort bienvenue donc, où l'on a vidé toutes les bouteilles d'alcool rose que Léa avait pu entasser dans son appart hyper girly de fille célibataire qui s'assume (c'est fou la diversité possible d'alcool de couleur rose! C'était, honnêtement, écoeurant, tous plus sucrés les uns que les autres, mais il fallait ce qu'il fallait, j'ai fait acte d'abnégation et ai suivi le mouvement). On a rigolé comme des petites folles, décompressé, et gossipé comme des sales langues de vipères que nous sommes (en même temps, peut-on nous en vouloir d'être cent fois mieux que la bande de cruches qui gloussent au fond de la classe?), et fini en beauté, à moitié ivres, en chantant Dalida et Alain Delon et Il était une fois, et Marie qui me demandait pourquoi je n'étais pas allée à la Nouvelle Star parce que c'était moi la Nouvelle Star (j'ai compris qu'elle disait n'importe quoi lorsqu'elle s'est levée, les talons de 15cm de Léa aux pieds, pour nous montrer comment se déhancher en défilant...). Bref, on en avait bien besoin.

Bon, j'ai assez raconté ma vie ici, je vais donc retourner à mes fiches de sciences qui n'attendent pas, comme chacun sait!

Bonne après midi!

 

Photos : Trumblr