15/12/2012
Trois mois pour venir à bout de Dumas
Voilà, enfin fini.... depuis un mois environ, mais j'attendais d'avoir un peu de temps devant moi pour venir en parler ici... et j'attendais aussi d'avoir digéré cette lecture, car 1400 pages d'un coup, ça met du temps à se faire une place dans le cerveau du lecteur, non? Mais tout va bien, aujourd'hui, je peux enfin vous en parler.
Je ne connaissais pas Dumas... enfin, si, je savais qui il était, auteur du 19ème siècle, je savais qu'il avait écrit Les Trois Mousquetaires et Le comte de Monte-Cristo, je savais que son fils est l'auteur de La Dame aux Camélias, oui, j'en avais entendu parler. Mais bizarrement, malgré mon amour inconditionnel pour le 19ème et pour la littérature française de ce siècle (Zola, Balzac, Flaubert et Sand sont mes héros, et Victor Hugo est le seul Dieu en lequel je crois), Dumas avait toujours fait partie, comme Maupassant, du décor : il est là, on en parle, on sait qu'il a été prolifique, mais on ne le lit pas. Je crois que cet auteur a été malheureusement desservi par une réputation d'écrivain trop "populaire", et que ses oeuvres ne sont considérées que depuis peu comme de la grande littérature.
Personnellement, je n'avais jamais été attiré par les romans de Dumas. Les trois mousquetaires ne me disaient rien, je n'ai pas franchement le goût pour les romans de cape et d'épée, et les intrigues du pouvoir m'ont toujours moins fascinées que les manigances et les vicissitudes des bas-fonds de quartiers populaires (qu'on retrouve de manière magistrale chez Zola, en fait). Je ne pensais donc pas, un jour, m'intéresser à Dumas. Et puis, cet été, en lisant mon Elle hebdomadaire, je tombe sur une interview d'Antoine de Caunes et de Daphné Roulier. En gros, Elle a publié chaque semaine l'interview "littéraire" d'un couple "célèbre" ; les questions posées étaient du genre "Quel livre avez-vous offert à l'autre? Quel livre vous- a t'il fait découvrir? Quel livre aimeriez-vous lui faire aimer alors que vous savez pertinemment qu'il ne l'aimera jamais?... etc..."
Et Antoine de Caunes expliquait que le livre qui l'avait le plus passionné, le livre qu'il emporterait sur une île déserte, c'était Le Comte de Monte-Cristo. D'habitude, les personnes interviewées pour cet article du Elle citaient toujours des auteurs hyper contemporains, des noms inconnus pour moi et que les titres de livre et les considérations ne me donnaient absolument pas envie de découvrir. J'étais surprise de voir cité Dumas, et je me suis souvenue que ce n'était pas la première fois que j'entendais parler du Comte de Monte Cristo comme d'un chez d'oeuvre de la littérature. Alors voilà, cette interview, ces quelques phrases d'un animateur télé (!) ont lancé la machine. Et jai acheté le tome 1, me gardant bien d'embarquer le tome 2 dans la foulée, me méfiant de cette lecture trop ambitieuse pour être menée correctement à son terme. Finalement, je suis fière, j'en suis venue à bout!
Et quelle aventure, mes amis! Imaginez ce qu'il peut se passer en 1400 pages! L'auteur prend le temps de tout poser, le héros, les méchants, les débuts très difficiles du destin d'Edmond Dantès... Les questionnements du coeur, les hésitations de l'esprit, les transformations des corps, c'est toute la vie du héros qui est disséquée sous nos yeux, vingt ans durant. La richesse du roman tient à cela. Chaque pierre de l'édifice est patiemment posée, une, puis une autre, jusqu'à ce que tous les rouages soient minutieusement ficelés et que l'apothéose finale puisse avoir lieu. Rien n'est laissé au hasard, rien n'est fait à la va-vite. Le roman raconte l'histoire d'une vengeance, une vengeance qui mettra vingt années de labeur, d'abnégation et de travail pour se voir accomplie. C'est grandiose, et on savoure chaque trouvaille de l'auteur, chaque réussite du héros qui avance lentement mais inévitablement vers l'accomplissement de son destin.
Le Comte de Monte-Cristo, je pourrais (et j'aimerais !) en parler pendant des heures, j'ai adoré cette (imposante) oeuvre. Quand j'ai eu fini de le lire, il m'a été difficile d'accepter de dire au-revoir aux héros. En 1400 pages, et en vingt ans de vie, on a de quoi s'attacher à eux. C'était devenu un peu comme une famille que je prenais plaisir à retrouver chaque soir (comme quand on lit Harry Potter, oui). A la fin de ma lecture, j'ai ressenti un petit vide, et c'est aussi pourquoi je n'ai pas eu envie de venir parler de ce roman trop rapidement ici. Je me suis donnée un peu de temps pour le laisser s'effacer un peu.
Voilà, un avis un peu long pour un roman très long, c'est le jeu! Et vous alors, vous connaissez Le Comte de Monte Cristo? Ou un autre roman de Dumas? Ce billet vous a-t'il donné envie de vous lancer?
12:13 Publié dans Livre | Commentaires (7) | Tags : alexandre dumas, monte cristo, livres, classiques du 19ème siècle



Commentaires
Écrit par : Miss Babooshka | 15/12/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Miss Babooshka | 15/12/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : trillian | 15/12/2012
Répondre à ce commentaireLes gros romans me font souvent plus peur qu'envie mais tu viens de titiller une partie de mon cerveau. La partie qui voudrait se lancer dans une grosse aventure (dans a vie comme dans les lectures).
Je note.
Je suis certaine que mon grand père d'amour sera heureux de me prêter le Comte de Monte Cristo
Écrit par : aloÿse | 16/12/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mona | 16/12/2012
Répondre à ce commentaire:)
Écrit par : Bubble | 18/12/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Deborah | 20/12/2012
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