06/01/2012

2011

tumblr_lxe6tekKTZ1qhh40ko1_500_large.jpg

(L'image n'a rien à voir avec l'article, elle est juste jolie, et elle vient d'ici)

 

La fin d'une année et le début d'une nouvelle sont souvent synonymes de bilan, et j'en suis friande. En effet, je suis d'avis qu'il est important de se poser, régulièrement, et faire un point sur sa vie, sur les choix qu'on a fait, les décisions prises et les comportements qu'on a eu. Pour cela, quel meilleur moment que l'étape du changement d'année, symbolique et pratique au niveau organisationnel ? Une année se termine et une autre commence, la page se tourne, on peut faire le bilan et repartir dans une autre direction s'il le faut. Bien sûr, on peut aussi faire un bilan au milieu du mois de mai, c'est comme chacun veut et je ne suis pas rigide... mais j'aime bien les symboles, que voulez vous, on ne se refait pas.

L'année 2011 a été pour moi à la fois une année posée, confortable, qui m'a laissée croire que j'avais accompli le plus difficile et que les grands choix de ma vie étaient derrière moi, et à la fois, l'année des découvertes et du changement. Mon voyage aux Etats-Unis et au Canada a été comme une révélation, et mes rêves de repartir faire ma vie à l'étranger ont disparu, faisant place à la raison : c'est ici que j'ai envie de construire, que j'ai envie de passer les prochaines années de ma vie, d'élever mes futurs enfants... Pas à l'étranger. J'ai besoin d'être près de ma famille, au coeur d'une culture familière, rassurante, qui me permette d'avoir assez de confiance pour affronter les grandes étapes de ma vie.

J'aime voyager, mais je ne veux pas être une déracinée qui ne se sent plus chez elle nulle part. Et pour cela, il faut, je crois, savoir se poser. Les voyages me permettront d'assouvir mes "envies d'ailleurs", comme on dit. Pour le reste, un peu de stabilité ne me fera pas de mal.

En 2011, j'ai cru que, ça y est, j'étais devenue casanière et que les prochaines étapes de ma vie allaient être d'acheter un appartement à 10 kilomètres de la maison de mes parents, puis de faire un enfant, et, qui sait, peut être d'adopter un labrador... J'ai paniqué, je dois l'admettre. J'ai eu peur d'avoir si vite franchi toutes les étapes préalables à la vraie vie d'adulte. Une de mes meilleures amies d'enfance a acheté une maison avec son compagnon. Deux couples d'amis se sont mariés. Une fille de notre cercle d'amis est tombée enceinte.

En 2011, on était en train de devenir des grands adultes. Et honnêtement, ça ne me plaisait pas tant que ça, mais je ne voyais pas trop quoi faire d'autre. J'espérais toujours pouvoir partir, gagner quelques années de répit avant de me lancer dans la vie d'une grande personne. Et à la dernière minute, inespérée, ma mutation a complétement changé la donne d'une année tranquille et écrite d'avance. Déménagement, colocation, fin de la vie à deux, éloignement, allers-retours sont entrés dans ma vie, et le confort paisible de ma vie d'avant n'est plus qu'un souvenir, heureux, mais trop douillet et apathique pour moi. Je crois que je revis un peu, depuis septembre. Ces quatre derniers mois ont été difficiles, j'ai beaucoup pleuré, beaucoup craqué, eu envie de rentrer chez moi, chez mes parents, me réfugier sous la couette, dans les bras de ma maman, et ne plus en sortir. J'ai eu envie d'abandonner, clairement, car je trouvais ça trop dur. Je me suis sentie hyper seule. Mais à chaque retour au calme, je prends du recul, et parviens à mesurer le chemin accompli : je me sens un peu fière de cette nouvelle aventure. A l'heure du bilan, je peux le dire, je suis heureuse du nouveau tournant qu'a pris ma vie, plus conforme à mes rêves et aspirations, plus ressemblant au décor dans lequel j'avais envisagé mon futur, même si tout est plus difficile en ce moment.

 

Commentaires

Quel joli bilan... C'est joliment raconté et je fais un peu face aux mêmes craintes en ce moment, alors que je suis sur le point de quitter ma vie d'étudiante. En fait, j'ai hâte d'avancer, de faire un pas dans ma vie, et si je suis immensément attachée à mes parents, j'envisage sérieusement de quitter le nid pour l'étranger... Mais nous verrons comment évoluent les choses d'ici là, à commencer par voir si j'obtiens mon diplôme!
Je réponds à ton email dès que la tempête se calme ^^
PS: lis-tu en anglais?
Belle soirée
Bisous

Écrit par : Emilie | 06/01/2012

Répondre à ce commentaire

Je comprends tout à fait ce que tu dis. Je suis moi aussi très très proche de mes parents, mais pourtant j'ai besoin d'être indépendante d'eux, tout en étant incapable de vivre seule... euh, complexe, tout ça, non? Notre dernier projet, avant Lyon, était de repartir vivre à l'étranger, New York ou Londres, pour trois ans. Mais ce voyage m'a vraiment fait réaliser le fossé qui existe entre mes fantasmes de la vie ailleurs et la réalité. Et la réalité, je l'ai aimée en voyage, mais à vivre, elle m'a fait peur, et pas envie. Parfois, il faut savoir se rendre aux évidences et aux signes, non?
En tous cas, si tu ne l'as pas encore fait, je t'encourage vivement à partir vivre à l'étranger quand même, il faut l'avoir vécu au moins une fois, ne serait ce que pour éviter de le regretter toute sa vie, comme ça arrive souvent... et pour savoir si ça te plait vraiment ou non!
PS : je lis en anglais. Mais pas trop compliqué!
Merci pour ton petit mot Emilie, ça me fait toujours bien plaisir!

Écrit par : Zadig | 07/01/2012

Répondre à ce commentaire

Très beau texte de bilan ! Ca me touche ce que tu racontes car sans en être vraiment là je flippe à l'idée de ne pas accéder à mes "rêves de vie d'adulte", à ce qui me correspondrait. C'est un long chemin à parcourir mais ça en vaut la peine, je crois... je commence après mon diplôme à me tourner vers ce que je désire, ça risque d'être cata mais j'y crois ! ^^
A très vite sur ton jolie blog !

Écrit par : Deborah | 07/01/2012

Répondre à ce commentaire

Sans "e" à joli, c'est mieux :)

Écrit par : Deborah | 07/01/2012

Répondre à ce commentaire

Tu peux être fière ! Ce que tu as décidé de faire était courageux (et l'est encore). Et puis, en 2011, on s'est rencontrées, et c'est trop bien. Des bisous.

Écrit par : Mona | 07/01/2012

Répondre à ce commentaire

Deborah - Oui, l'inconnu fait peur en fait, ça doit être ça qui nous paralyse le plus... Tu as raison d'y croire, je suis certaine que la volonté et la foi (pas religieuse hein) sont les moyens de créer notre propre bonheur, d'en être responsable.
A bientôt sur ton joli blog à toi aussi!

Mona - Tss tss, tu anticipes déjà sur un de mes prochains billets voyons, comme si j'avais pu omettre cet événement majeur de mon année 2011!! En fait, tout au long du mois de janvier, je vais publier des articles avec des florilèges et des bilans de 2011, je n'ai donc pas parlé de notre rencontre dans celui-ci car elle figure dans le prochain!

Écrit par : Zadig | 07/01/2012

Répondre à ce commentaire

Joli bilan! Je te rejoins sur les voyages; moi aussi l'idée de passer une année de plus à l'étranger me traversait l'esprit par moments, mais je me suis vite rendue compte que je ne voulais pas partir aussi longtemps loin de mes proches... Je sais où est ma place et je ne veux pas la perdre. Que cette année soit belle et épanouissante telle que tu la vois!

Écrit par : Cosy | 08/01/2012

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire